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Chat Vocal

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Un clic sur l’icône pour tester Jitsi

Jitsi est une application libre multi-plateforme de messagerie instantanée, voix et visioconférence. Les utilisateurs ne s’appellent pas directement en choisissant un ou plusieurs contacts comme sur Skype, mais doivent entrer dans une salle de réunion créée au préalable. Jitsi est accessible directement depuis votre navigateur ou depuis les applications mobiles iOS et Android. Il fonctionne également comme chat clavier.

J’ai créé une telle salle pour tester. Un clic sur l’icône. Vous le retrouverez dans la barre latérale gauche. Mais vous ne pourrez ouvrir que l’un ou l’autre des tchats. Pour ouvrir le deuxième, clique droit sur l’icone et Ouvrir dans une nouvelle fenêtre. À vos micros ! Il pourra aussi fonctionner pour donner en direct des informations sur notre club.

Le Quiz

Le roque existait-il à l’origine du jeu ?

13 bonnes réponses !

Nés en Inde, au VIe siècle, les Échecs (ou chatarunga) firent leur apparition en Europe aux alentours de l’an mille, rapportés de Perse par les Seigneurs arabes d’Espagne et sans doute également par les Croisés à leur retour d’Orient. Au fil des siècles, les pièces et les règles ont évolué. Depuis l’origine du jeu, le roi est la pièce principale, mais aussi la plus vulnérable : il se déplace d’une case seulement et ne peut pas se défendre. Le but du jeu est de l’empêcher de se déplacer, pour finalement le « mater », c’est-à-dire, étymologiquement dans le sens arabe, le mettre à mort. Au sens figuré, cette expression perse signifie plutôt « soumettre quelqu’un ». Au Moyen Age, le but n’est pas encore de faire « mat », mais plutôt de massacrer les pions de son adversaire : comme dans les combats réels, la stratégie n’est pas encore vraiment développée. On peut même dire qu’il n’existe pas de stratégie du jeu au moyen-âge. Les parties se présentent comme un combat féodal. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, sous l’influence du Français Philidor, que les joueurs se poseront le problème du déroulement tactique qui rend les parties si passionnantes.

Achille dans sa tente – Histoire ancienne jusqu’à César. XIVe ou XVe siècle. BNF, Manuscrits*

La marche royale du monarque moyenâgeux est la même qu’aujourd’hui, Son Altesse s’avance d’un seul pas majestueux. Des règles régionales permettent au Roi ou à la Reine d’effectuer un saut à deux cases (sans prise) à leur premier mouvement. Le roque n’existe pas encore. C’est vers 1560, pour parer aux effets dévastateurs des pièces aux pouvoirs renforcés (la Reine et le Fou), que le roque est inventé et, progressivement, remplacera le saut initial du Roi ou de la Dame qui devient obsolète. Le Roi est l’une des deux seules pièces, avec le Cavalier, à avoir traversé les siècles sans que sa forme ou son déplacement n’aient été modifiés.

Le Roi médiéval de l’Île Lewis

*Les auteurs médiévaux ont convoqué des noms célèbres de l’Antiquité pour assurer au “plus noble des jeux” le prestige et la légitimité d’une grande ancienneté. Achille, Ulysse, Palamède, Xerxès, Aristote et le roi Salomon sont les plus couramment évoqués.

La simultanée de Fonzy

Un grand bravo à Franck Chevassu qui a assuré comme une pro cette nouvelle simultanée. Enthousiaste, mais n’en menant pas large avant cette expérience nouvelle, il me confiait : « Si je fais 30 % de gain, je suis satisfait. L’important est que les tpgistes passent un bon moment », tentait-il de se rassurer. Le contrat fut rempli haut la main : 10 victoires, une nulle, 2 défaites. 81 % de gain ! « Ça m’a bien lessivé quand même », conclua-t-il. On le serait à moins, cinq heures de jeu devant des adversaires qui ne lâchèrent rien ! J’en suis responsable : 60 mn + 60 s + 120 mn de plus pour le simultanéisme, c’est beaucoup trop. Pour la prochaine, dans quinze jour 60 mn KO + 120 mn, soit 3 heures de jeu sera la bonne formule.

Nous y avons testé un chat vocal en ligne Jitsi très simple d’utilisation et sans installation. Nous avons pu y bavarder avec le sympathique Diaa, passionné de notre jeux, nouveau tpgiste virtuel pour l’instant, mais qui nous rejoindra à la rentrée.

Encore un grand bravo à Francky et merci à tous de votre participation !

Simultanée – Samedi 9 mai à 15 h

Pour changer du blitz de confinement du samedi, je vous propose d’utiliser une autre possibilité de la plateforme lichess : la simultanée. Le nombre de participants sera limité (15 ou 20 maximum). Clôture des inscriptions à 14 h 50. Il est préférable de le faire largement auparavant, car je devrai valider votre appartenance au groupe Tpg. Pour vous inscrire et suivre la simultanée, un clic sur le logo lichess.

Fonzy vous défie !

« Je n’ai jamais fait de simultanée, et je n’ai pas un fort niveau donc cela laissera beaucoup de chance à mes adversaires. Peu importe le résultat, l’important, c’est de passer tous ensemble un bon moment. Je propose la couleur aléatoire ! »

Attention ! Là encore des prérequis nécessaires (à ne pas lire en diagonale) :

  • une inscription sur lichess.org  ;
  • une inscription à la communauté Tour, Prends Garde ! sur lichess également.. Inscrivez-vous rapidement (si ce n’est pas déjà fait) pour rejoindre le groupe Tour, Prends Garde en cliquant sur Rejoindre l’équipe.
  • Mais vous inscrire au groupe ne suffit pas, il faut aussi vous inscrire à la simultanée en cliquant sur le logo.

La simultanée lancée, vous pourrez suivre les parties en cliquant sur le logo ci-dessus.

Le quiz

À la question : Préférez-vous une dame de plus aux Échecs ou dans la vie ?
Qui répondit : Ça dépend de la position !

Que deux bonnes réponses

À la question :
Préférez-vous une dame de plus aux Échecs ou dans la vie ?
Ça dépend de la position  ! » répond Boris Spassky, nouvellement marié.
Puis commentant son récent divorce :
Nous étions comme deux fous de couleur opposée.

Le latin lover de Capablanca, amateur des jolies femmes, aurait pu tout à fait penser une telle chose, mais les codes de la bienséance de l’entre-deux-guerres le lui auraient sans doute interdit devant des journalistes. Quant à notre MVL national, quelque peu emprunté au cours d’une interview, on l’imagine mal lancer une telle blague. Elle est bien du débonnaire et sympathique Spassky.

Le Quiz

À l’origine, que représentait le fou dans le jeu indien : un conseiller, un éléphant ou un prêtre ?

9 bonnes réponses donc ½ point.

Un éléphant sur un fil : étonnante marche de cet éléphant, élément indispensable de l’armée indienne antique, vers notre fou moderne !

Cornac monté sur un éléphant sculpté sur une base ovale (hauteur : 4,7 centimètres), Ouzbékistan XI-XIIe siècle – British Museum

Le fīl (fyala, afyāl), ou l’Éléphant du jeu indien, se déplaçait selon les diagonales, faisant un bond de deux cases à partir de sa case d’origine, que la case intermédiaire soit occupée ou vide. Le fīl capturait, comme notre cavalier aujourd’hui, la pièce qui se trouvait éventuellement sur la case d’arrivée. Son mouvement d’origine reste incertain. H.J.R. Murray dans son History of Chess considérait que le saut en diagonale à deux cases était sans doute le mouvement original, faisant alors de l’éléphant et du vizir les pièces les plus faibles du jeu, raison principale, selon lui,  des changements qui rendirent l’alfil et le ferz (devenant respectivement le fou et la reine) plus forts dans les échecs modernes à la Renaissance. Les Éléphants droits et gauches étaient distingués comme aujourd’hui nos Fous et Cavaliers : fīl ash-shāh et fīl al-firzān, l’éléphant du Roi (shāh) et du conseiller (firzān).

Quand les échecs arrivèrent en Perse, le nom sanscrit fut traduit en pil. Les musulmans, pour convenir à la phonologie arabe, le transformèrent en fil et alfil (en préfixant l’article défini arabe al). De nombreuses pièces d’échecs médiévales furent retrouvées en divers endroits d’Europe. Elles sont, au départ, abstraites, de l’époque carolingienne et romane, du Xe au milieu du XIIIe siècle, inspirées alors des musulmans dont la religion n’encourageait pas la représentation d’êtres vivants. Sans interdire le jeu, les autorités religieuses islamiques intimaient l’ordre aux artisans de fabriquer des pièces abstraites.

C’est ainsi que le jeu est introduit en Occident, les musulmans travaillant pour des commandes européennes. Ces modèles furent ensuite copiés par les artisans européens pendant des décennies avant de s’affranchir de cette influence. « Lorsque l’Islam transmet le jeu d’échecs aux Occidentaux vers le milieu ou la fin du Xe siècle, écrit Michel Pastoureau, ces derniers ne savent pas jouer. Non seulement, ils ne savent pas jouer, mais, lorsqu’ils essayent d’apprendre, ils sont déroutés par les principes du jeu, par la nature et la marche des pièces, par l’opposition des couleurs (camp rouge contre camp noir) et même par la structure de l’échiquier : soixante-quatre cases, cela ne représente rien, ou peu de chose dans la symbolique chrétienne des nombres. Les échecs sont un jeu oriental, né en Inde, transformé en Perse, remodelé par la culture arabe. Mis à part sa parenté symbolique avec l’art militaire, tout ou presque y est étranger aux chrétiens. Il faut donc pour assimiler ce jeu nouveau le repenser en profondeur, l’adapter aux mentalités occidentales, lui redonner une image plus conforme aux structures de la société féodale¹. »

Alfil 9 cm, Pays islamiques de l’Ouest VIIIe – Xe

Les Alfil, les éléphants : alphini, aufin deviennent les fous ou les évêques episcopi outre manche. Les deux protubérances pointues, évoquant les défenses de l’animal dans le jeu arabe, furent comprises par les occidentaux comme la mitre cornue d’un évêque, ou bien comme le bonnet d’un bouffon.

¹ Michel Pastoureau, Le Roi du jeu d’échecs (Xe – XIVe siècle).