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Une norme de MI à la Tpg

Nos amis Zoé Corfield et Clément Frederic poursuivent leur  Chess Journey, comme titre leur blog. Les voici en Italie, au Festival Internazionale di Imperia. Suivez nos aventuriers de l’échiquier sur chess-journey.com que vous retrouverez dans le bandeau latéral.

Bravo à notre ami Clément Frederic, tout fiérot, nous présentant le papier officiel de sa norme de MI.

« A la grande surprise de Clément, au début de la 9e et dernière ronde, l’arbitre vient le voir et annonce qu’il doit lui parler à propos de la possibilité de réaliser une norme de Maître International. Ainsi malgré un bye pris à la ronde 5, Clément est éligible à la réalisation d’une norme de MI sur 8 parties, selon les règles de la FIDE. Après vérification de sa performance, il propose nulle à son adversaire, qui accepte, réalisant ainsi sa première norme de Maître International ! »¹ 

Beau parcours également pour Zoé : « Un bon tournoi pour moi, en effet, en ne jouant que des adversaires plus forts que moi, je n’ai subi que 2 défaites sur 8 parties. J’étais 44e sur la grille de départ et je termine 26e avec une performance à 1776 ce qui correspond au niveau auquel j’aimerais me stabiliser à moyen terme. »

Clément nous conte sa belle aventure au fil de ses parties. « Le groupe A du Festival Internazionale di Imperia est un tournoi en 9 rondes à la cadence de 1 h 30 + 30 min avec incrément de 30s par coup. Avec Zoé nous avons publié une revue de ce festival qui s’est déroulé du 4 au 11 septembre 2022, sur notre blog, mais je vous propose ici un article plus technique et plus détaillé spécifiquement sur mon parcours. Si vous souhaitez vous tester sur certaines positions obtenues pendant mon tournoi, n’hésitez pas à ne pas tout lire d’une traite et cherchez comment évaluer les positions et comment vous les auriez négociées. Attention il ne s’agit pas de problèmes et il n’y a pas toujours de gain !

Je suis 13e elo sur 32 joueurs et j’affronte à la ronde 1 un adversaire moins bien classé que moi, à savoir un jeune joueur Italien fort sympathique du nom de Matteo Sunder. J’ai les noirs et mon adversaire négocie assez mal ma défense hollandaise me donnant une très bonne position et un gros avantage à la pendule. Dans cette position mon adversaire vient de jouer 11.Bg2. Comment continueriez-vous avec les noirs ? »

¹ Extrait de leur blog  Chess Journey

UNE RÉFLEXION SUR « UNE NORME DE MI À LA TPG »

Une vieille combinaison

Bernard Faille – Est Républicain, 1973

Cette photo fut prise lors de la première ronde du championnat individuel de Franche-Comté, le 9 juin 1973. Mon adversaire était Skorup ; la partie, une Pirc, s’était soldée par la nullité après 85 coups. A l’issue de ce championnat, où nous avions fini ex aequo à la 1ere place, avec 4,5 / 5, un match de départage, en 3 parties, était organisé. Il s’était arrêté après 2 parties que j’avais gagnées.

Je vous propose une « vieille » combinaison tirée d’une partie contre Skorup. Cette position résulte d’une partie courte (22 coups) dont l’ouverture est un gambit Göring refusé. Skorup, avec les noirs, vient de jouer Nh5 qui va causer sa perte. Que jouez-vous avec les blancs ?

Une victoire inattendue

Notre ami Benjamin Spagnoli, tpgiste de longue date, nous quitte pour des raisons géographiques. Pendant des années, il fit de longs trajets par fidélité à notre club. Nous l’en remercions. En forme d’« au revoir », il nous offre, tout fiérot, sa victoire inattendue contre notre Maitre Fide, Serge Naudier.

Notre ami Benjami, 2e à partir de la droite, vainqueur de l’Open D à Rhodes en 2021.

Bonne continuation à tous ! Amicalement, Benjamin.

Grisaille sur l’échiquier

Journée bien grise pour nos équipes. Notre ami Laurent, cependant, en sortira victorieux. Dans cette position, il replie son N en f2, mais verrez-vous le joli coup qu’il manqua ?

Une analyse du Maître Pellabeton

Un clic pour le pdf

Dans les années 90, notre club s’enorgueillissait de la présence du Grand Maître Pellabeton. En farfouillant dans nos archives, je découvre son analyse très détaillée à la calligraphie parfaite d’écolier consciencieux de la partie Ovieve – Hugonnot. Pas de crise de narcissisme de ma part, elle n’est point trop à mon avantage. Disons que je débutais et que je joue beaucoup, beaucoup mieux aujourd’hui  🙂 Partie commentée sans doute pour un bulletin de l’époque. On ne peut qu’apprécier le travail. Il faut nous rappeler, que dans ces années-là, point d’ordi, de ChessBase et de Stockfish, uniquement le joueur face à son échiquier. Les anciens auront reconnu le sieur Pellabeton comme notre ami Bernard Pellaton, réputé pour son jeu solide, voire quelque peu bétonné !

Une partie typique d’amateur. Claude, à mon avis, a eu l’avantage jusqu’au 13e coup. Que c’est-il passé dans sa tête pour qu’il joue 13…Nxe2, alors qu’il avait très bien joué jusque là. 23. ..d5 est aussi une faute importante Enfin la finale est resté nulle jusqu’au 31e coup, après, c’est effectivement plus difficiles de sauver la partie.

Bernard Pellaton, 27 octobre 1994

* François Chevaldonnet, Maître International, Champion de France en 1976 et membre de notre club à l’époque.

À combinaison, combinaison et demie

« Vous l’aviez tous pensé, sans trouver la suite correcte, que la prise du pion h7 par le B n’est pas valide, car après Re8 attaquant le N, la position est perdante, les différentes variantes donnant la gain aux Noirs :

Le comique de ces deux positions est que la combinaison valide me demanda encore une vingtaine de coups pour gagner, alors que la seconde, complètement perdante, m’apporta le gain en quelques coups. Mon adversaire, en zeitnot, fit une boulette en jouant :

Amicalement, Alexeï

À combinaison, combinaison et demie…

Notre ami Alexeï remporte deux belles victoires ce week-end en Nationale 1 en surprenant, malicieux, ces adversaires par deux combinaisons. Cependant, à malin, malin et demi, l’une d’elle n’est pas correcte. Alexeï vous invite à découvrir laquelle. Résultat dans quelques jours.

Dans ces deux positions, notre GMI prend un pion et un risque : dans la première Rxa4 et dans la seconde Bxh7. Quelle prise de pion est fausse ? Vous pouvez laisser vos commentaires en cliquant sur  .

Bonjour,
Je pense que la deuxième n’est pas bonne : qu’est-ce qui reste du mat des blancs si les noirs jouent Nf8 ?

Alexeï replie son B en d3 et récupère son pion de moins. Ce qui n’es pas si mal ! La question reste ouverte : quelle est la mauvaise combinaison ?

Bonjour. Je pense aussi que la deuxième combinaison n’est pas bonne sur 1..Nc4

Philippe, sur Nc4, on peut déjà obtenir la nulle après Ng6.
Yulia, Nf8 ne me dérangeait pas trop, j’envisageais de jouer tout simplement Bd3, en sachant que Rxf8 est également possible, mais avec une mauvaise finale après de nombreuses prises.

Qh6+ suivi de Qg5 attaquant le N.

J-B, après Qh6+ Kb1 Qg5 les blancs font mat en 3 coups : Ng6+ Kh7 Nf8++ suivi de Qh7#.

Ventrebleu! Mazette voit échec, Mazette joue échecs 🙁 !
La combinaison du premier diagramme semble bien blindée ; je vais faire tourner la position du deuxième sur le super moteur Deep Robbe 2024 qui vient dîner chez moi ce soir 🙂. Bon week-end !

 

Un entraîneur à la TPG

Voilà, c’est chose faite ! La Tpg a son animateur à temps plein : Vincent CHAUVET, 26 ans, master de science de l’éducation, entraîneur FFE et une dizaine d’années d’expérience d’animation en club et dans les écoles et surtout un passionné d’Échecs ! Nous renouons aussi avec le passé, notre ami Alexeï Charnushevich, grand-mâitre international, avait œuvré avec sérieux et efficacité à ce poste pendant des années et nous savons que la promotion de notre jeu et de notre club passe par un tel projet. Vincent s’est prêté avec gentillesse à ma demande de se présenter par un petit texte et une de ses parties.

Vincent, notre nouvel animateur

Bonjour la TPG !

Je m’appelle Vincent CHAUVET, j’ai 26 ans et je suis joueur d’échecs depuis l’enfance, passionné à la fois par le jeu et l’enseignement. Originaire de Meyreuil, une petite bourgade de 5 000 habitants située dans le département des Bouches-du-Rhône, j’ai joué pour le club de notre ville de mes 7 ans à mes 15 ans, et de mes 24 ans à aujourd’hui. J’ai participé à 6 championnats de France jeunes et, en 2014, j’ai terminé sixième. Entre 15 à 24 ans, j’ai rejoint le club de Marseille-Échecs afin de progresser davantage, en jouant notamment en interclubs, et même quelques parties en Top12 en 2011, l’année où le club fut champion de France ! J’ai eu l’immense chance d’être entraîné par le GMI Yannick Gozzoli, un modèle de pédagogie et de culture, qui m’a énormément fait progresser sur les plans sportif et psychologique, pour les échecs, mais aussi au-delà.

En parallèle, j’étais toujours actif pour le club d’échecs de Meyreuil, principalement pour donner des cours aux quelques jeunes débutants du club et dans des écoles. L’apprentissage du jeu d’échecs ne doit pas être uniquement réservé à une élite : tout le monde devrait avoir l’opportunité de découvrir ce jeu merveilleux, même dans des petits villages. Ainsi, j’ai choisi de consacrer beaucoup d’énergie pour les jeunes de Meyreuil, étant bénévole, autodidacte, et surtout motivé pour transmettre ma passion. Mes efforts furent récompensés puisque le nombre de jeunes licenciés de notre petit club passa de 2 à 25 en quelques années, dont 7 furent qualifiés au Championnat de France jeunes.

Malgré un fort attachement pour mon club, les Échecs m’ont permis de m’ouvrir également au monde et aux autres. En décidant de passer le DIFFE à 16 ans, j’eus un déclic concernant l’enseignement du jeu d’échecs (et peut-être pour l’enseignement en général). J’ai donc poursuivi cette voie en passant le DAFFE puis le DEFFE, tout en cherchant à lire de plus en plus de livres d’échecs. J’adore particulièrement les bouquins qui utilisent l’humour à des fins didactiques et je suis totalement fan des auteurs comme Pierlot, Parmentier, Silman, (ainsi que Nimzowitsch malgré un style d’écriture plus ancien) pour n’en citer que quelques-uns.

À part les échecs, ma formation universitaire est composée de philosophie, sciences de l’éducation et métiers de l’enseignement. J’ai donc un goût prononcé pour l’analyse, l’argumentation, et la didactique et parce que l’opportunité était trop belle, j’ai écrit un mémoire de 100 pages sur L’enseignement du jeu d’échecs à l’école lors de mon Master.

Enfin, j’étais aussi le responsable des jeunes des Bouches-du-Rhône depuis 2014. Avec toute l’équipe du CDJE13, nous avons animé pendant plusieurs années des stages de préparation (3 jours en pension complète) afin de préparer les jeunes espoirs du département pour le championnat régional. Une superbe équipe pour mener des projets ambitieux.

Et je serai à Besançon à partir de septembre 2021, prêt à vivre de toutes nouvelles aventures !

Vincent

Duel au sommet !

ChessMI commentera le 1er échiquier, décisif pour désigner le vainqueur entre Guillaume et Jean-Pierre, ce soir à partir de 18 h 55, avec 20 secondes de délais par rapport à la partie pour éviter d’influencer.

A suivre sur

Jean-Pierre et Guillaume nous ont offert une belle partie, pleine de suspens. « Je viens d’analyser la partie, nous écrit Guillaume, et j’ai eu très chaud ! » Et Jean-Pierre de conclure : « Désolé, je voulais sauver l’honneur du club en faisant tout mon possible pour battre Guillaume, mais il fut plus rapide que moi, l’ancien, surtout dans la finale complètement perdue pour les Noirs après l’échange de Dame. Sympa ce tournoi ! »

Dans cette position, Guillaume replie sa Q en e2, retirant une défence au Nf4. Jean-Pierre jouera alors Re8. Verrez-vous comment notre J.P. pouvait effectivement donner des sueurs à Guillaume ?

Un clic sur l’image pour la vidéo

Les commentaire de  Chess MI : Match pour le gain du tournoi Marre du Virus

Anderssen – La Toujours Jeune

La Toujours Jeune, The Evergreen, est une célèbre partie d’échecs jouée par Adolf Anderssen et Jean Dufresne en 1852. Il s’agissait d’une partie amicale que Wilhelm Steinitz la qualifia plus tard « evergreen in Anderssen’s laurel wreath », la feuille toujours verte dans la couronne de laurier d’Anderssen. La signification symbolique est bien exprimée dans la traduction française, La Toujours Jeune. Il n’y a qu’un an, qu’Anderssen est devenu, officieusement, champion du monde des échecs. Depuis le mémorable tournoi de 1851, il ne joue que des parties libres, pratiquant son art avec qui il souhaite s’affronter. C’est à Berlin que Dufresne, fort joueur allemand, croise le fer avec Anderssen, considéré comme l’un des meilleurs représentants de l’école romantique.

Anderssen apprit le jeu d’échecs de son père à l’âge de 9 ans. Passionné, il dévore toute la littérature échiquéenne qu’il peut trouver, mais se consacre avant tout à ses études de mathématiques. Pendant cette période, il pratique peu, s’intéressant surtout à la composition : il publie à l’âge de 24 ans une étude de finales, Aufgaben für Schachspieler, qui lui donne un important succès. Devenu professeur au lycée à Breslau, son avenir étant assuré, il commence sa carrière de joueur amateur à 30 ans. Il affronte Harrwitz, l’un des meilleurs joueurs d’Europe en obtenant un score nul de 5 à 5. Pour un pur amateur, ce résultat est remarquable. La même année, le Illustrierte Zeitung, journal d’échecs allemand, publie son portrait, ce qui était considéré comme un grand honneur à l’époque.

Jean Dufresne (1829-1893) était un joueur d’échecs allemand élève d’Adolf Anderssen. Romancier sans succès, il a écrit plusieurs livres d’échecs, dont l’un, Kleines Lehrbuch des Schachspiels utilisé par plusieurs générations de joueurs. Il a également écrit un livre populaire sur Paul Morphy.