Archives par mot-clé : Parties commentées

Poupard en reste (Ali) Baba

Se faire voir par un Grec

Faites Vous La Main

Jean-Robert nous commente sa partie au cours du match de Nationale contre Oyonnax Dortan.

L’immortelle de Guillaume

Guillaume, dans l’énergie de ses 15 ans, affronte et malmène le vieux routier et ex-tépégiste Robert Viatte.

DEUX RÉFLEXION AU SUJET DE « L’IMMORTELLE DE GUILLAUME »

JR
28 novembre 2016 À 10 h 02
Un ado qui promettait à l’époque! Belle partie d’attaque.
Je note que plus jeune, tu jouais 1.e4!

guillaume
28 NOVEMBRE 2016 À 19 H 50
Exact JR. A l’époque je ne jouais que 1.e4 mais le poids des années m’oblige à modifier ma façon de jouer. Cela sera pire dans 20 ans.

mig25
30 novembre 2016 À 21 h 20
Le poids des ans ? Mais tu n’es encore qu’un gamin !

guillaume
2 décembre 2016 à 9 h 58
Mon cher mig25. Je suis certes plus jeune que toi mais néanmoins plus si jeune que cela. Le fait de me « traiter  » de gamin te permets sans doute de croire que tu es un ado mais il n’en est rien.

De l’incidence du bruit sur la partie d’Échecs

Lutte antibruit
Lutte antibruit

Ce samedi, Ali affronte Jean-Robert. La partie est difficile. Aux tables voisines, des têtes blondes jouent avec l’insouciance bruyante de la jeunesse. Jean-Robert, précautionneux, sort sa boîte de boules Quies et, aimablement, la tend à Ali par-dessus l’échiquier. Ce dernier, concentré, en prend une, se la colle dans le museau et déguste la friandise auriculaire à la grande surprise de son adversaire qui, de stupeur, en faillit perdre la partie.

2 RÉFLEXIONS AU SUJET DE « DE L’INCIDENCE DU BRUIT SUR LA PARTIE D’ÉCHECS »

tabatabai reza
Le resultat : au lieu de jouer 26.Bxh6, je joue Qf4 et en 4 coups, c’est cuit. En fait 26.Bxh6 Rh5 27. Bxg7 Rxh4 28.Bxf6… Dans tous les cas de figure, ça gagne !


JR
Ali a raison, mais avec quelque nuance…
En regardant la partie sur Chessbase, l’ami de notre ami et dévoué Webmaster, c’est-à-dire Stockfish, nous révèle que Bxh6 est possible (voir la variante ci-dessus) le gain de la Dame étant trop cher payé. Il aurait fallu se résoudre à 27…Kxg7 et continuer avec un pion de moins. Ce qui représente, certes un avantage, mais qui ne constitue pas une certitude de gain (la partie que j’ai jouée dimanche en N2 en est une brillante démonstration*).

* Bientôt en ligne (note du webmaster).

Quand les blancs sacrifient un N en d5

Bernard nous commente deux de ses parties récentes :

En une semaine, j’ai dû lutter deux fois contre ce sacrifice des blancs : la première contre Christophe Claverie (MI 2342) lors de l’open de la Toussaint et la seconde contre Jean-Robert Vesin (MF 2202) dans le tournoi interne samedi dernier.



Annexe : partie jouée en 2006 match Dôle-Tpg 2

Je donne cette partie sans commentaire. Elle permettra aux observateurs de se faire une idée sur la façon dont on jouait il y a 10 ans. D’autre part, elle indique que souvent l’histoire se répète…

Dans les deux parties jouées contre Jean Robert à 10 ans d’intervalle, il est curieux de constater quelques similitudes :

  • le résultat ;
  • la finale avec des fous de couleurs opposées. Si vous voulez faire nulle avec Jean Robert, c’est facile. Je vous conseille une finale avec des fous de couleurs opposées ! Par contre, pour gagner contre lui, je n’ai pas la solution. Je la cherche depuis bientôt quarante ans… Pas encore trouvée ;
  • et le plus troublant dans les deux parties de 2006 et 2016, j’ai à chaque fois joué le pion a d’abord en a6 puis en a5. De plus, quand j’ai joué a6 a5, dans les deux parties cela s’est produit au 16e coup dans des ouvertures pourtant très différentes ! Pour moi, cela doit être obsessionnel, car à la quatrième ronde de l’Open de la Toussaint contre Xavier Genet, j’ai joué les mêmes coups a6 et a5 dans une partie du pion dame !

Je souhaiterais conclure ainsi : Me revient en mémoire ce que disait un ancien tépégiste, René Chavetnoir, pour qui nous avons tous une pensée amicale et bienveillante. René disait parfois : « Aux échecs, il faut toujours jouer les coups qui vont le plus loin », pour moi ce serait plutôt le contraire !

Bernard Pellaton
pellaton

L’espoir déçu du président

Jean-Robert nous commente sa partie contre notre président qui ne s’en remettra pas de sitôt !

Guillaume, le retour !

sermierGuillaume, pour marquer son retour parmi nous, nous offre cette partie jouée l’année dernière dans la Mitropa Cup. La Mitropa Cup est une compétition annuelle par équipes nationales créée en 1976 à l’initiative de Gertrude Wagner, joueuse autrichienne et arbitre internationale, de son époux Karl et du président de la fédération autrichienne d’échecs, Kurt Jungwirth. La première édition de la coupe a lieu en 1976 à Innsbruck (Autriche) et réunissait les équipes masculines d’Allemagne, d’Autriche, d’Italie, du Luxembourg, de Suisse et de Yougoslavie, l’Autriche et la Yougoslavie ayant chacune deux équipes. 

UNE RÉFLEXION SUR “ GUILLAUME, LE RETOUR ! ”

Chambéry – Ronde 4

Le président marque son deuxième point. Nous respirons ! Quentin affronte un des plus fort joueur du tournoi et assume sportivement sa première perte. Il verrait (et souhaiterait) bien son adversaire remporter le tournoi. Valentin et Jean-Pierre font de belles parties et marquent le point également. Le sous-marin de Robby prend l’eau de toute part. Après une partie avec bien des hauts et des bas (plus de bas en fait), je remporte aussi le point.

Jean-Pierre nous commente sa partie d’aujourd’hui

Analyse de partie

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Bernard Pellaton et Giuseppe Coratella

L’ami Giuseppe nous quitte, mais rassurez-vous, que pour la période estivale. Notre géant nous revient en septembre après des vacances transalpines. Pour fêter son année passée parmi nous, Giuseppe nous a offert, en plus de son sourire, un petit verre de vin de son beau pays qui nous a mis un petit brin de soleil d’Italie sur les papilles et cette belle partie gagnée de fort belle manière.

Plus de photos

Gagner une partie gagnante…?

Jean-Robert Vesin nous écrivait en 2012 : « J’ai participé au tournoi d’Échecs du Cap d’Agde. Après une entame de tournoi très difficile, car avec 2 parties gagnantes, j’ai finalement obtenu ½ sur 2. En guise de modeste contribution, je vous propose donc ces deux parties commentées. L’article pourrait s’appeler « Gagner une partie gagnante…? ».  Jean-Robert terminera le tournoi avec 5 ½ sur 9.


La digestion de la partie nulle de la ronde 1 fut , comme vous pouvez l’imaginer, assez difficile ; j’ai ressassé et ressassé la partie et essayer de comprendre la raison de la « non conclusion » de cette partie par un gain très facile. Bref, j’aborde la ronde 2 dans un état psychologique assez fébrile.

La Gloire de Lastar

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Le MI Marc Lesky et notre valeureux capitaine Lastar Toch

Dimanche, notre capitaine de l’équipe 2, Lastar Toch, affrontait un gros poisson, le MI Marc Leski.
Lastar nous commente sa partie.

3 réflexions sur “ La Gloire de Lastar ”

  1. Bravo Lastar! Belle performance! J’ai connu Marc Leski en 1976 (hé oui cela ne nous rajeunit pas) au championnat de France Cadets au Havre. Nous étions plusieurs par chambres, et il était dans la mienne, et à la dernière ronde il devait affronter la star (Lastar…) du moment Marc Santo-Roman, avec les Noirs pour le titre, grosse préparation avec la scandinave au menu. Leski était connu pour ne jouer que la Pirc sur 1. e4… Mais petite surprise au moment de jouer son premier coup… Santo-Roman entame d’un 1.e4 très déterminé, Leski prend le pion d, le pousse d’un cran, marque un tempo, regarde Santo-Roman avec un petit sourire narquois, et pousse à nouveau d’un cran son pion. Nous étions donc maintenant dans une scandinave (avec Dxd5), surprise pour Santo-Roman qui ne s’y attendait pas du tout et la partie a tourné à l’avantage des Noir… Nul doute que Santo-Roman s’était laissé piéger psychologiquement par Leski… voulant punir (trop rapidemment) ce manant qui l’avait défié. Et Leski est devenu Champion de France. A l’époque, je m’étais senti très impliqué car étant dans le secret de la préparation…Encore Bravo à Lastar pour ce résultat !!

Insomnie

Aux Noirs de jouer. Trouverez-vous la belle continuation de Jean-Marie, qui pas peu fière, nous écrit :
« Comme je n’arrive pas à dormir après une partie intense contre Philippe, je vous l’ai annoté en toute modestie ».

Coup d’Aspirateur

« Bonjour à tous,
J’ai retrouvé, nous écrit Jean Robert Vesin, cet exemplaire du Bulletin de l’Équipe de Ligue qui donne des informations sur cette période (fin 1983 / début 1984) et où en page 11, vous trouverez la partie que j’avais gagnée et commentée contre notre ami Bernard lors du championnat de Besançon (que j’avais remporté également). Pour l’anecdote, Bernard, à l’époque, avait eu du mal à digérer cette partie, m’avouant qu’on ne l’avait jamais traité ainsi… Il est vrai qu’avec les Noirs, j’avais extirpé le Roi Blanc de son roque pour l’emmener se faire mater en h7… Amicalement. »

Môssieu Nicolas

Les Mésaventures d’un Mulet

Bourderies...

« Personne n’a jamais gagné en abandonnant » disait Tartakover, mais…

Philippe Guyot raconte

Bonjour à tous,

À la demande de notre ô combien méritant webmaster, il m’a été demandé d’évoquer des souvenirs en lien avec cette photo d’un tournoi de la TPG datant de 1983/84.

Comme vous vous en doutez, cela ne m’a pas rajeuni, mais c’est bien volontiers que je partage un petit voyage en amnésie, même si cela me rappelle furieusement cet antique papy que j’ai fait venir dans ma classe évoquer la dernière guerre.

Bref, en scrutant l’année de cette photo et mon Chessbase, j’ai pu recoller quelques bouts d’hier et retrouver une partie qui m’a laissé un souvenir très précis.

Pour bien se remettre dans le contexte, j’étais entré à la TPG en tant que quasi débutant 3 ans auparavant, avec une progression qui n’avait rien eu de fulgurante (mes premiers elos annuels ayant été respectivement 1580 et 1700) et peu de signes semblaient me prédestiner à atteindre le niveau des meilleurs du club (« Guyot ? Il n’a aucun talent ; il ne percera jamais ! » aurait lancé un pilier du club qui se reconnaîtra peut-être), si ce n’est beaucoup d’assiduité et une mémoire qui m’avait valu le surnom perfidement péjoratif « d’encyclopédie vivante ».

Or donc, en ces temps-là, j’étais une proie de choix pour les requins aux dents mieux « élotées » que les miennes baignant dans les eaux troubles de la TPG, et avec une fâcheuse tendance à gaffer ou à m’écrouler dès la finale venue. Pourtant, en cette mi-saison, même s’il serait bien présomptueux de ma part de dire que déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, j’avais senti une évolution dans ma façon de calculer et que mon jeu commençait à se mettre en place. De cette partie, je garde le souvenir attendri des premiers émois, face à Christophe Bordet, qui lui, était un vrai talent tactique reconnu, Mais, malgré son jeune âge, déjà plutôt sur le déclin, la faute (ou grâce) à son côté dilettante touche-à-tout et son goût pour la vie nocturne (ou la vie tout court, c’est selon). Bref, c’était une personnalité et un joueur pour lesquels j’avais un grand respect, et à l’occasion du match qui devait nous opposer, nous avions convenu de le faire le soir, dans un petit local utilisé par le non moins petit club d’échecs de la Bouloie (plus exactement 2 ou 3 joueurs qui venaient pousser du bois de temps à autre, dont moi aux guêtres qui traînaient dans le secteur, officiellement en fac de droit).

Dans le silence nocturne de cette petite pièce où les volutes de fumée de ses cigarettes avaient une odeur « exotique » et stimulante, Christophe avait thématiquement sacrifié un pion dans une Sicilienne pour des compensations à long terme, quoique sans doute légères. Le moment important de cette partie survient quand, lorsqu’il attaque ma Rf5 par le nerveux 30. g4, je réplique par l’inattendu 30. ..e5 ! proposant au choix un sacrifice de dame inacceptable ou un sacrifice de qualité qui fait changer de main l’initiative. Il s’est écroulé peu après par 35. Qe3? (ponctué d’un sonore « Et m..!»), mais ce qui avait rendu cette partie spéciale pour moi, c’est d’une part que pour la toute première fois, j’avais fait tomber un des « titans », de la TPG, mais aussi parce que j’étais conscient que ce 30. ..e5 ! sortait clairement des standards du 1700 que j’étais à ce moment. L’attitude très classe de Christophe après cette partie, soulignant mon bon jeu, était presque pour moi comme un adoubement, comme si je venais de gagner du respect au plan échiquéen.

Je profite de l’occasion pour souligner combien, dans cette période, la densité de joueurs de (très) bon niveau qui gravitaient autour de la TPG était pour cette époque antéfritz assez exceptionnelle. Outre Maxcellend Coulon et Christophe Bordet, qui arrivaient malheureusement en fin de cycle, les Vesin, Vuitton, et à un degré moindre, Pellaton, Bonneville, Zaragoza, Cordier, Kummer, sans compter un certain Serge Naudier plus que prometteur, étaient les têtes d’affiche des tournois internes. Cette génération est d’ailleurs passée tout près de la consécration en disputant les barrages en fin de saison pour accéder à la 1re division, mais eu la malchance de tomber sur un club de Cannes en pleine progression avec Miralles et Levacic aux premiers échiquiers. Du fait de quelques défections, j’avais même été convié par défaut à faire partie de l’équipe au dernier ou avant-dernier échiquier, et même si j’avais dispersé façon puzzle mon adversaire (partie qui avait bizarrement tellement marqué le sieur Bernard de la Pellatonsure que la simple évocation du nom de mon adversaire, répondant au doux nom de Benlolo, provoque en lui éclats de rire inextinguibles et sourire béat), le rêve du club de se frotter aux cadors de l’époque (ce Strasbourg, Caïssa) ne se concrétise pas.

Las, mon elo de 1760 à la saison suivante ne me laisse guère espérer faire mon trou en équipe 1, et je donne un coup de main au club de Châtillon-le-Duc pour les remercier de m’avoir permis de participer à des cours ou simultanées dispensés par Maxcellend (je me souviens l’avoir entendu parler de « dynamisme » des pièces en me demandant bien ce qu’il entendait par ce terme). Mais cette année-là, je progresse de façon exponentielle, avec en point culminant une 2e place à l’accession du Championnat de France à Alès, dézinguant tout les 2000 que j’ai affrontés, qui me qualifient pour le National l’année suivante. Quand je reviens à la TPG, auréolé de cette qualification et d’un elo tout neuf de 2090, je m’attends à être accueilli parmi mes pairs au sommet de l’Olympe que représentait pour moi l’équipe 1.

Las (bis), je trouve ledit Olympe* bien vide, tous les titans précités ayant déserté. La déception de la non-montée, plus quelques probables dissensions, avaient sans doute précipité la fin d’un cycle, et je me retrouve bombardé d’un coup capitaine et premier échiquier d’une équipe de 1800 à emmener à Clermont-Ferrand. Même si je ne peux cacher avoir ressenti une certaine frustration devant cet état de fait, ce périple fut une homérique odyssée, avec certains noms que les anciens trouveront évocateurs comme le discret Frédéric Note, Roland Scamps aux incontestables mérites échiquéens (je vais être honnête ; le fait qu’il disposait d’un taxi king size pour emmener toute l’équipe a contribué à son incontestabilité), l’enthousiaste Philippe Blardone, Gabriel Camacho, météore resté trop peu longtemps dans le ciel tépégiste, Florence Kratz qui eut à se coltiner les entreprenants Charles Imbert et Jean-Michel Péchiné à l’arrière du taxi. Le début d’un nouveau cycle, mais cela, c’est une autre histoire. J’avoue que cela me fait drôle de me dire que 30 années ont passé depuis, que des souvenirs puissent à la fois être restés si vivaces, tout en étant tellement lointains qu’on les croirait rêvés ou vécus par un autre. C’est la vie !

* Philippe évoque l’Olympe céleste et non notre local d’aujourd’hui.

Philippe Guyot

Christophe Bordet récompensé en janvier 1979  à la une de l’Est Républicain. Voir l’article.

Repérez le jeune homme souriant en blouson  clair, c’est notre Chessshadow en personne, alias Jean-Robert Vesin
 
  
Cliché de Bernard Faille l’Est Républicain 1979, un clic pour agrandir

Où Juliette ne trouve pas son Roméo

Voici une miniature, commentée gentiment par Loïc dont notre jolie Juliette fait les frais. Dans cette position de la Défense Française, Juliette joue 7…f6??. Ce coup caractéristique de la française doit toujours être bien préparé. Ici il constitue une grosse faute. Voyez-vous la suite ?

Dans la tête de Lastar