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Un entraîneur à la TPG

Voilà, c’est chose faite ! La Tpg a son animateur à temps plein : Vincent CHAUVET, 26 ans, master de science de l’éducation, entraîneur FFE et une dizaine d’années d’expérience d’animation en club et dans les écoles et surtout un passionné d’Échecs ! Nous renouons aussi avec le passé, notre ami Alexeï Charnushevich, grand-mâitre international, avait œuvré avec sérieux et efficacité à ce poste pendant des années et nous savons que la promotion de notre jeu et de notre club passe par un tel projet. Vincent s’est prêté avec gentillesse à ma demande de se présenter par un petit texte et une de ses parties.

Vincent, notre nouvel animateur

Bonjour la TPG !

Je m’appelle Vincent CHAUVET, j’ai 26 ans et je suis joueur d’échecs depuis l’enfance, passionné à la fois par le jeu et l’enseignement. Originaire de Meyreuil, une petite bourgade de 5 000 habitants située dans le département des Bouches-du-Rhône, j’ai joué pour le club de notre ville de mes 7 ans à mes 15 ans, et de mes 24 ans à aujourd’hui. J’ai participé à 6 championnats de France jeunes et, en 2014, j’ai terminé sixième. Entre 15 à 24 ans, j’ai rejoint le club de Marseille-Échecs afin de progresser davantage, en jouant notamment en interclubs, et même quelques parties en Top12 en 2011, l’année où le club fut champion de France ! J’ai eu l’immense chance d’être entraîné par le GMI Yannick Gozzoli, un modèle de pédagogie et de culture, qui m’a énormément fait progresser sur les plans sportif et psychologique, pour les échecs, mais aussi au-delà.

En parallèle, j’étais toujours actif pour le club d’échecs de Meyreuil, principalement pour donner des cours aux quelques jeunes débutants du club et dans des écoles. L’apprentissage du jeu d’échecs ne doit pas être uniquement réservé à une élite : tout le monde devrait avoir l’opportunité de découvrir ce jeu merveilleux, même dans des petits villages. Ainsi, j’ai choisi de consacrer beaucoup d’énergie pour les jeunes de Meyreuil, étant bénévole, autodidacte, et surtout motivé pour transmettre ma passion. Mes efforts furent récompensés puisque le nombre de jeunes licenciés de notre petit club passa de 2 à 25 en quelques années, dont 7 furent qualifiés au Championnat de France jeunes.

Malgré un fort attachement pour mon club, les Échecs m’ont permis de m’ouvrir également au monde et aux autres. En décidant de passer le DIFFE à 16 ans, j’eus un déclic concernant l’enseignement du jeu d’échecs (et peut-être pour l’enseignement en général). J’ai donc poursuivi cette voie en passant le DAFFE puis le DEFFE, tout en cherchant à lire de plus en plus de livres d’échecs. J’adore particulièrement les bouquins qui utilisent l’humour à des fins didactiques et je suis totalement fan des auteurs comme Pierlot, Parmentier, Silman, (ainsi que Nimzowitsch malgré un style d’écriture plus ancien) pour n’en citer que quelques-uns.

À part les échecs, ma formation universitaire est composée de philosophie, sciences de l’éducation et métiers de l’enseignement. J’ai donc un goût prononcé pour l’analyse, l’argumentation, et la didactique et parce que l’opportunité était trop belle, j’ai écrit un mémoire de 100 pages sur L’enseignement du jeu d’échecs à l’école lors de mon Master.

Enfin, j’étais aussi le responsable des jeunes des Bouches-du-Rhône depuis 2014. Avec toute l’équipe du CDJE13, nous avons animé pendant plusieurs années des stages de préparation (3 jours en pension complète) afin de préparer les jeunes espoirs du département pour le championnat régional. Une superbe équipe pour mener des projets ambitieux.

Et je serai à Besançon à partir de septembre 2021, prêt à vivre de toutes nouvelles aventures !

Vincent

Duel au sommet !

ChessMI commentera le 1er échiquier, décisif pour désigner le vainqueur entre Guillaume et Jean-Pierre, ce soir à partir de 18 h 55, avec 20 secondes de délais par rapport à la partie pour éviter d’influencer.

A suivre sur

Jean-Pierre et Guillaume nous ont offert une belle partie, pleine de suspens. « Je viens d’analyser la partie, nous écrit Guillaume, et j’ai eu très chaud ! » Et Jean-Pierre de conclure : « Désolé, je voulais sauver l’honneur du club en faisant tout mon possible pour battre Guillaume, mais il fut plus rapide que moi, l’ancien, surtout dans la finale complètement perdue pour les Noirs après l’échange de Dame. Sympa ce tournoi ! »

Dans cette position, Guillaume replie sa Q en e2, retirant une défence au Nf4. Jean-Pierre jouera alors Re8. Verrez-vous comment notre J.P. pouvait effectivement donner des sueurs à Guillaume ?

Un clic sur l’image pour la vidéo

Les commentaire de  Chess MI : Match pour le gain du tournoi Marre du Virus

Anderssen – La Toujours Jeune

La Toujours Jeune, The Evergreen, est une célèbre partie d’échecs jouée par Adolf Anderssen et Jean Dufresne en 1852. Il s’agissait d’une partie amicale que Wilhelm Steinitz la qualifia plus tard « evergreen in Anderssen’s laurel wreath », la feuille toujours verte dans la couronne de laurier d’Anderssen. La signification symbolique est bien exprimée dans la traduction française, La Toujours Jeune. Il n’y a qu’un an, qu’Anderssen est devenu, officieusement, champion du monde des échecs. Depuis le mémorable tournoi de 1851, il ne joue que des parties libres, pratiquant son art avec qui il souhaite s’affronter. C’est à Berlin que Dufresne, fort joueur allemand, croise le fer avec Anderssen, considéré comme l’un des meilleurs représentants de l’école romantique.

Anderssen apprit le jeu d’échecs de son père à l’âge de 9 ans. Passionné, il dévore toute la littérature échiquéenne qu’il peut trouver, mais se consacre avant tout à ses études de mathématiques. Pendant cette période, il pratique peu, s’intéressant surtout à la composition : il publie à l’âge de 24 ans une étude de finales, Aufgaben für Schachspieler, qui lui donne un important succès. Devenu professeur au lycée à Breslau, son avenir étant assuré, il commence sa carrière de joueur amateur à 30 ans. Il affronte Harrwitz, l’un des meilleurs joueurs d’Europe en obtenant un score nul de 5 à 5. Pour un pur amateur, ce résultat est remarquable. La même année, le Illustrierte Zeitung, journal d’échecs allemand, publie son portrait, ce qui était considéré comme un grand honneur à l’époque.

Jean Dufresne (1829-1893) était un joueur d’échecs allemand élève d’Adolf Anderssen. Romancier sans succès, il a écrit plusieurs livres d’échecs, dont l’un, Kleines Lehrbuch des Schachspiels utilisé par plusieurs générations de joueurs. Il a également écrit un livre populaire sur Paul Morphy.

Un sale Tour

Dans cette position, Benoît aurait du jouer Nd5 pour bloquer la diagonale sournoise du Bc4 et les Noirs gagnent. Inconscient du danger, il jouera Bc7. Verrez-vous comment notre Jfc lui joue un sale tour ?

Conflit de générations !

Nos vieux routiers sont mis à mal par les jeunots. « Quelle partie, s’exclame Jean-Pierre bon perdant. J’aime bien ces parties disputées où les deux adversaires s’arrachent. Mathias (benjamin de 13 ans) est déjà mature pour son âge. Posé, il a très bien joué. Il faut savoir accepter la défaite, se vider la tête et penser à la prochaine ronde. C’est agréable une partie comme cela, dans cet esprit amical. Le tournoi est lancé et les autres vont avoir du fil à retordre ! » Quant à Franck, il allait obtenir péniblement la nulle, mais sur un déplacement imprudent de son K, Émilie, 10 ans, lui fait mordre la poussière. Bravo à Mathias et Émilie !

Humour Échiquéen

Notre ami Serge, malicieux, à l’opportunité de faire deux Dames. Il promeut ses pions cependant en un N et un B pour le fun de réaliser ce mat compliqué. Pari risqué, car il faut bien une trentaine de coups en faisant collaborer les pièces efficacement pour mater dans l’angle de la couleur du B. Pas se rater, car c’est reparti pour un tour et la règle des cinquante coups (partie nulle si cinquante coups se sont écoulés depuis la dernière capture ou la dernière poussée d’un pion) vous attend au tournant.