Covid

« C’EST LES AUTRES QU’ON PROTÈGE EN SE PROTÉGEANT »

Un message de notre ami Jean-Benoît, médecin généraliste : « C’est une épidémie que l’on ne pourra plus arrêter en France. Déjà des millions de personnes contaminées, le plus souvent peu malades et sans fièvre et sans risque ; tout syndrome grippal même mineur est probablement un covid en ce moment. Mais nous pouvons encore freiner sa propagation, en étant citoyen, en sachant que si nous sommes touchés, nous allons en contaminer d’autres… Cela permettra de soigner et sauver plus de cas graves, qui restent probablement assez rares, je pense moins d’un sur mille, mais trop nombreux pour nos moyens quand toute la population est touché en même temps. »

Amitiés  à tous, Jean-Benoît

UNE RÉFLEXION SUR « COVID »

Le club est fermé, mais…

… pas nos activités !

Nous le savons, un joueur d’échecs est quelque peu monomaniaque (dixit Stefan Zweig) et rien ne pourra jamais s’interposer entre lui et sa passion. Je ne sais plus quel prélat italien de l’histoire, alors que sa ville était en proie aux flammes et que ses serviteurs l’exhortaient à la fuite, poursuivit sereinement sa partie et mata bellement son adversaire. Virus, morosité, confinement. Que diable ! Rappelez-vous la jolie phrase de Pierre Mac Orlan : « Il y a plus d’aventures sur un échiquier que sur toutes les mers du monde. » Nous vous invitons donc à poursuivre nos aventures de mille et une façons que vous découvrirez ci-dessous :

Le Quiz

Qui a dit : « Apprends que même au jeu d’échecs, le roi n’est jamais pris ! »

Quatre tpgistes ont trouvé la bonne réponse. Le score remonte !

« Apprends que même au jeu d’échecs, le roi n’est jamais pris ! », lança Louis VI le Gros dit le Batailleur, en fendant le crâne de l’archer qui croyait le tenir lors de la bataille de Brémule en 1119 contre les anglo-normands de Henri I. Il abandonnera tout de même sa bannière, puis son destrier !

Illustration de John Tenniel
pour « Through the Looking Glass and what Alice found there » de Lewis Carroll.

De 65 %, vous passez à  68,2 % de réussite globale, c’est-à-dire pour une question :
une majorité de bonnes réponses  = 1pts, ½  pts pour un ballotage et 0 pour une minorité.

Le camembert indique le % de bonnes et mauvaises réponses pour l’ensemble des questions et des tépégistes.

Vous pourrez retrouver l’ensemble des questions dans la rubrique Le Quiz de l’onglet Apprendre du menu supérieur.

Masterclass Antoine Favarel à 20 h 30

Tournoi scolaire Lichess

Nous désirons entretenir le contact avec des joueurs (pour certains) moins aguerris pour des cadences trop rapides et à des moments où ils sont plus disponibles. Nous proposons donc AUX ÉCOLIERS ET AUX COLLÉGIENS un tournoi sur la cadence scolaire de 15 mn par joueur, mercredi 1er avril de 16 h à 18 h. Celui-ci leur est ouvert qu’ils soient licenciés ou non. Le mode d’appariement est très intéressant, sans aucune attente : le joueur ayant terminé sa partie en débute immédiatement une autre contre un joueur également disponible.

Pour participer, il faut se rendre sur le site lichess. S’il le joueur ne possède pas de compte, il doit déjà créer son comptepuis rejoindre le tournoi en cliquant sur ce lien, et en entrant ce mot de passe : BFCjeunes1avril2020Vous pouvez dès à présent entrer dans le tournoi.

André DENIS – Responsable Jeunes de la Ligue BFC (06.71.27.27.94)

Le Quiz

Quel grand maître, prenant de l’exercice, faisait le poirier dans les salles de tournoi ?

Le score remonte !

Alekhine, sur la fin de sa vie, souvent ivre, aurait pu se livrer à de telles excentricités. Quant à Capablanca, le latin lover, souvent comparé à Rudolphe Valentino, toujours tiré à quatre épingles, difficile de l’imaginer se livrer à de telles activités.

Aaron Nimzowitsch – Des Échecs considérés comme une gymnastique

Né à Riga en Lettonie, alors annexée à la Russie, d’origine juive, germanophone, il apprit à jouer à 8 ans. Il fait ses études en Allemagne. En 1904, il s’inscrit à Berlin afin d’étudier la philosophie, mais interrompt ses études dans leur première année pour se consacrer à une carrière de joueur d’Échecs professionnel. Après les années tumultueuses et souvent infructueuses de la Première Guerre, il commença à jouer les premiers rôles alors qu’il s’installait au Danemark, en 1922. Il obtint la nationalité danoise et y vécut jusqu’à sa mort, en 1935. Il fut sans doute l’un des penseurs les plus originaux à contre-courant de son époque, initiateur de la révolution hypermoderne.

À la différence de Morphy, Steinitz et Rubinstein, Nimzowitsch ne souffrait pas de troubles psychiatriques, mais d’une grande instabilité nerveuse. Hypocondriaque, irritable, agressif, souvent revendicateur, se plaignant du bruit, de la fumée… Vous vous souvenez sans doute de cette anecdote : il joue contre Maroczy. Ce dernier sort une cigarette sans l’allumer. Nimzowitsch proteste et appelle l’arbitre, qui n’est autre que Vidmar, autre grand joueur d’Échecs. Vidmar lui fait remarquer que Maroczy ne fume pas. Et Nimzowitsch de rétorquer : « En tant que Grand Maître, vous savez bien que la menace est plus forte que l’exécution ! »

Râleur invétéré, jamais satisfait, il assaillait les serveurs de mille reproches : sa portion était trop petite, sa viande trop cuite. Nimzowitsch faisait le poirier (les médecins lui recommandaient de l’exercice), à la grande stupeur de ses adversaires au cours des tournois et se livrait à divers exercices de gymnastique dans la salle. Lors d’un match, après avoir perdu, il saute sur la table et crie : « Pourquoi dois-je perdre contre un tel idiot ! » Humour, excentricité ou un peu déjanté ? « Mais plus que dans ces excentricités, écrivent Jacques Dextreit et Norbert Engel, on peut juger au travers des écrits mêmes de Nimzowitsch de l’extraordinaire mélange de vanité et de naïveté qui caractérisent le personnage. Son ouvrage essentiel Mon Système est un salmigondis de conceptions échiquéennes nouvelles et remarquables, de jeux de mots et métaphores d’un infantilisme extrême et de protestations envers les critiques et le monde entier incapable de comprendre et reconnaître son génie ».

UNE RÉFLEXION SUR « LE QUIZ »

  1. Heureusement qu’Alekhine buvait son whisky sec, posséder un pic à glace à l’époque n’était pas véritablement recommandé pour les ennemis de notre camarade patrie !
    Il semble que concernant Morphy tout n’ai pas été dit. Un soir de septembre 95, le président du club de Clermont-Ferrand nous avait narré une sombre histoire faite de cadavre et d’amour résigné le concernant… Et d’un retour précipité vers les Etats Unis d’Amérique.

Forum déserté : appel solennel

« Je suis désolé de voir que le forum est déserté : appel solennel !

  • à tous les bretteurs patentés,
  • aux futurs cadors de l’exercice,
  • et à tous les autres qui peuvent laisser un petit ou un grand mot.

Tout est bon ou presque avec tout de même un respect et une empathie un peu plus nécessaires en ce moment. Nous avons le droit de rire et se moquer un peu, j’ai toute confiance en notre président et modérateur pour nous canaliser. Connectez-vous ! »

jb

Franck nous a créé un nouveau forum.  En dépit de sa ressemblance avec l’ancien, vous êtes bien sur un nouveau forum et vous devrez créer un nouvel identifiant de connexion, utilisant l’ancien login et mot de passe si vous le désirez. Envoyez un mail pour vous y inscrire.

UNE RÉFLEXION SUR « FORUM DÉSERTÉ : APPEL SOLENNEL »

  1. Chers Amis
    Je propose ce soir à 20 h à tous les TPGistes un apéritif virtuel, un Rougeot, un canon ou une bonne bière ambrée en pensant à notre ami JB qui fait des grosses semaines et qui ne dort pas beaucoup en ce moment. On se lève tous pour Jean-Benoît à 20 h ! Skroll ! Comme disent les Vikings !

Le Quiz

Depuis quand, les Blancs jouent-ils en premier : le Moyen-Âge, l’époque de Philidor, la fin du XIXe ?

Bravo au 2 tpgistes qui ont trouvé la bonne réponse !

J’étais bien persuadé que vous ne trouveriez pas la bonne réponse, car elle est surprenante ! Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la pratique des Blancs jouant en premier n’était pas encore devenue une norme. Il est pour nous, aujourd’hui, une évidence, en nous installant devant l’échiquier, que les Blancs auront le trait. Et pourtant, cette convention est plus récente qu’on ne le croit. Reliquat peut-être de l’esprit chevaleresque d’antan, d’un Messieurs les Anglais, tirez les premiers. François-André Danican Philidor, dans l’édition originale de son célèbre traité Analyse du jeu des Échecs, cite un partie dans laquelle les Noirs se déplacent en premier :

Analyse du jeu des échecs de Philidor

Phillip Sergeant, dans son A History of British Echecs rappelait qu’Alexander McDonnel (1798-1835), au cours du match qui l’opposa à Labourdonnais, préférait avoir les Noirs en tant que premier ou deuxième joueur. C’était une mode courante à cette époque, qui persista chez un grand nombre de joueurs. Dans l’Immortelle d’Adolf Anderssen contre Lionel Kieseritzky, le 21 juin 1851 à Londres, partie devenue célèbre pour les sacrifices audacieux (deux tours, un fou et une dame), Anderssen a les Noirs, mais joua en premier.

L’Exposition universelle de Londres attira plusieurs dizaines de milliers de visiteurs des pays étrangers. Le Britannique Howard Staunton, considéré comme le meilleur joueur de l’époque, souhaite affronter l’élite européenne. Plusieurs pays envoient leurs meilleurs joueurs et Anderssen représente l’Allemagne, un inconnu pour les Anglais. Mais, en demi-finale, en cinq parties, Anderssen élimine Staunton sur le score de 4 à 1. Une défaite que Staunton, homme sombre et orgueilleux n’apprécia guère, mais qui assoit définitivement la réputation d’Anderssen comme l’un des meilleurs joueurs de l’époque.

Adolf Anderssen et Lionel Kieseritzky

Cette partie inspira et ravit d’innombrables joueurs d’échecs. Considérée comme typique de l’ère romantique dans laquelle les joueurs aimaient sacrifier du matériel allègrement pour s’approcher rapidement du roi ennemi. Anderssen débuta également avec les Noirs dans trois de ses parties (6e, 8e et 10e) contre Paul Morphy lors du fameux match de 1858 à Paris, jouant 1.a3 e5 2.c4, une défense sicilienne avec un tempo supplémentaire.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la pratique des Blancs jouant en premier n’était pas encore devenue une norme. George Walker dans son traité populaire The Art of Chess-Play, A New Treatise on the Game of Chess (1846), énonce les règles du London’s St. George’s Chess Club : le joueur qui joue en premier a le choix de la couleur ; si les joueurs jouent plusieurs parties dans la même séance, le trait changera à chaque partie, mais chaque joueur continuera à utiliser la même couleur qu’il avait à la première partie. Staunton observe encore en 1871 que « beaucoup de joueurs cultivent toujours l’habitude idiote de jouer exclusivement avec la même couleur. »

En 1880, la règle 9 du Tournoi de New-York spécifie : « À chaque ronde, le joueur aura le trait alternativement ; à la première partie, les blancs seront déterminés par tirage au sort et joueront en premier. Dans tous les cas, le joueur ayant le trait jouera les Blancs. »

Trois ans plus tard, le Revised International Chess Code, publié au tournoi de Londres en 1883, dans sa règle 2 « Before the beginning of the first game the first move and choice of colour are determined by lot. The first move changes alternately in match play », prévoyait encore que le joueur ayant remporté le tirage au sort le droit de jouer en premier pouvait également choisir sa couleur. En 1889, Wilhelm Steinitz écrit dans The Modern Chess Instructor que « dans tous les matches et tournois internationaux et publics […] il est de règle que le premier joueur soit les Blancs. » Emanuel Lasker se sent encore obligé d’affirmer dans son Manuel, publié pour la première fois en 1927, que « les Blancs jouent le premier coup. »

Club d'Échecs de Besançon : initiation, cours jeunes et adultes, loisirs et compétions individuelles, par équipe…