Évaluation – La Méthode Dorfman

Dorfman, I – Cifuentes Parada, R 1-0

Dans cette position, Cifuentes reprend du P dans l’idée de renforcer le pion isolé central. Une faute grave selon Dorfman, car le K noir devient faible statiquement. La reprise avec la Q conservait l’équilibre statique.

Quentin, se basant toujours sur la méthode Dorfman, nous donne les outils pour estimer correctement une position, estimation sans laquelle aucun plan ne sera valable.

Deuxième  séance, le lundi 27 mai de 20 à 23 h. Ouvert à tous, licenciés ou non.
La pré-inscription est obligatoire : Inscription

  • Jeunes : 5 €
  • Adhérent au club : 10 €
  • Non-adhérent : 15 €

DEUX RÉFLEXIONS SUR « ÉVALUATION – LA MÉTHODE DORFMAN »

    1. Dans cette position en dehors de toute considération technique ou tactique n’importe quel joueur va prendre avec la Q, car les noirs vont se trouver avec 3 îlots de P contre 2 îlots pour les blancs et on sait pertinemment selon les principes des échecs que cela est favorable aux blancs.

    2. La chose ne me semble pas si évidente. Les noirs, en reprenant de la Q, auront de toutes manière 3 îlots de P et, en plus, un P isolé. L’idée de Cifuentes de renforcer le P isolé central paraît tout aussi « pertinente ». D’autre considérations doivent-être prises en compte. Il faut venir au stage ! C.Q.F.D.

Kassab & fils

Cornélien ! Le père affronte le fils : Faouzi et Chadi Kassab

QUATRES RÉFLEXIONS SUR « KASSAB & FILS »

    1. Le fiston aurait du abandonner dans cette position en dehors de toutes considérations morales ou réglementaires .

    2. C’est la dure loi de la vie, mon vieille Ali. Un jour ou l’autre, les pères doivent s’effacer devant leurs fils !

    3. Deux choses me chiffonnent :
      1. En longues, n’est-on pas disqualifié dès le 1er coup illégal ?
      2. Est-il illégal de promouvoir un pion en un pion ?
      Merci,
      Benoît.

    4. J’ai recherché dans notre bible, Le Livre de l’arbitre, que je placerai en annexe dans la section Apprendre :
      L’article 7.5.5 énonce : « Le joueur perd la partie, dès lors qu’il complète deux coups illégaux décrits ci-dessus, quels qu’ils soient. Cependant, quand 2 actions illégales se produisent lors d’un même coup (par exemple, un roque illégal et joué à deux mains, une promotion illégale et jouée à deux mains, une prise illégale et jouée à deux mains), cela compte pour un seul coup illégal et le joueur ne doit pas perdre juste pour cela. La prise du roi est un coup illégal et doit être sanctionnée en tant que tel. »
      Quant à l’article 3.7.5.1, il est aussi très clair : « Quand un joueur au trait joue un pion sur la rangée la plus éloignée de sa position de départ, il doit échanger ce pion — lors de ce coup — contre une Q, une R un B ou N de la même couleur sur cette case d’arrivée que l’on nomme case de promotion. […] Dans le cas d’une promotion, si le joueur ne trouve pas la pièce nécessaire, il a le droit d’arrêter la pendule immédiatement et appeler l’arbitre pour qu’il lui apporte la pièce qu’il désire. La partie continuera après la promotion effectuée. »

Les croqueurs de Dames


Tout fiérot, notre ami Tuan-Anh nous envoie ces clichés d’une nouvelle génération de tépégistes : Nathan, le fils d’Anh-Hoang et Florine, sa fille. Père et grand-père dans la foulée. Quelle vitalité ! Mais c’est bien connu, les échecs conservent… Toute notre amitié à la famille Tran.

Nathan et Florine Tran, tépégistes en barboteuse !

UNE RÉFLEXION SUR « LES CROQUEURS DE DAMES »

  1. Je ne doute pas un instant que les enfants ont hérité de l’intelligence de Tuan et de la beauté de leurs mères respectives.
    Un vrai plaisir ces photos
    Que Dieu les préserve d’Alopécie !

Équipes

Credit photos : Lastar Toch

Ce dimanche, deux compétitions par équipes :

Les deux dernières rondes de Nationale II jeunes à Lons-le-Saunier. Malheureusement notre jeune équipe redescendra.

Ronde 6
Lyon Olympique 14 4 Besancon T.P.G.
Ronde 7
Besancon T.P.G. 2 14 Massie

« La dernière journée de Nationale 2 Jeunes s’est déroulée au même endroit que les rondes 4 et 5, à la Maison Commune de la Marjorie à Lons. Elle dispose d’un petit terrain de foot bienvenu à proximité de la salle de jeu, où les participants purent se libérer des tensions après les parties. Nos jeunes tépégistes venaient plutôt relâchés en raison de l’absence d’enjeu, car la descente était déjà presque assurée à ce stade de la compétition. Ils affrontèrent Lyon Olympique (Lyon olympique-Besançon 4-12) le matin pour la ronde 6 et Massis (Besançon-Massis 2-14) l’après-midi pour la ronde 7.

Au total, ce furent 13 jeunes motivés à jouer en équipe et à goûter pour la première fois à cette sensation. Toutes les rondes furent jouées avec 0 forfait de notre côté. Merci aux participants, aux accompagnateurs et aux parents qui véhiculèrent les enfants et qui permirent cette remarquable participation. »

Lastar TOCH, Capitaine équipe N2 jeunes 2018-2019

gain ou nul perte / les résultats complets dans l’onglet Jeunes en fonction de la mise en ligne FFE.

Phase comtoise de la Coupe 1900. Plus de réussite, cet après-midi, pour notre équipe engagée  : Franck Chevassu, Phillipe Cao, Gérôme Gorce et Gaëlle Lamotte affrontaient nos ami de l‘Échiquier Vésulien (respectivement François Constantin, Boris L’Héritier, Lionel Martin et Pacal Carreau). Ils remportent la victoire 2 à 1 et rencontreront l’équipe gagnante de Bourgogne.

Les parties en ligne. Les résultats complets dans l’onglet Équipes/Coupes

La paire de B

La paire de fous ! On en parle constamment à tous les niveaux de jeu. Les grands-maîtres l’évoquent presque toujours dans leurs analyses, car elle représente souvent le lien stratégique vital de leurs parties. Mais comment faire pour distinguer les situations susceptibles de favoriser les fous contre la paire fou-cavalier ou la paire de cavaliers ? Et ensuite, comment procède-t-on pour rendre concret cet avantage théorique ? Ce sera le propos du MI Guillaume Sermier pour ce nouveau stage. Mais rappelez-vous la plaisanterie d’Alekhine : « Deux fous gagnent, mais jamais trois ! »

Troisième séance le dimanche 12 mai de 9 à 12 h. Ouvert à tous, licenciés ou non.
La pré-inscription est obligatoire : Inscription

  • Adhérent au club : 10 €, Jeunes : 5 €
  • Non-adhérent : 15 €

Ludinam

Une surprise : les anciens reconnaîtront sans doute Bruno Aebischer, un très fort joueur des années 70, champion de Franche-Comté.

Cette fin de semaine, nous avons participé pour la deuxième fois au Festival des jeux, Ludinam, qui se déroulait au Kursaal. Belle affluence, surtout les après-midis où nous avons proposé des matchs amicaux et des initiations en compagnie de nos cousins, les toujours sympathiques joueurs de Shogi, les échecs japonais, variante du chaturanga indien qui a donné naissance à notre jeu.

De belles rencontres aussi, en particulier la visite surprise de Bruno Aebisher, fort joueur des années soixante-dix, champion de Franche-Comté, bien connu de nos anciens. Des promesses de visite également, mais nous savons qu’il y a un pas parfois difficile à franchir entre ce genre de manifestation et pousser la porte d’un club. En tout cas, une preuve de plus, si elle était nécessaire, que notre jeu est une extraordinaire source de partage.

Merci à tous les tépégistes qui m’ont apporté leur concours et tout particulièrement à Maître Gilles.

Festival des jeux


Jeux de société, jeux de rôles, jeux vidéo, jeux de figurines et bien sûr le jeu d’échecs : tous les jeux ou presque, seront représentés dans le cadre du festival Ludinam du samedi 4 au dimanche 5 mai au Kursall. Pour la deuxième année, notre club participera sous la forme de jeux libres et d’initiations. Les horaires du festival sont les suivantes  avec des temps forts les après-midis et la soirée du samedi :

  • samedi : 9 h – 18 h (installation entre 9 h et 10 h).
  • dimanche : 9 h – 18 h.

Nous aurons besoin de votre bonne volonté pour assurer une permanence (pas nécessairement toute la journée) tout au long du week-end.

La permanence ne nécessite pas plus de 3 personnes les après-midis  ; 2 pour le temps de midi (le repas est offert par Ludinam) et le matin 2. Merci !

Un clic pour participer à la permanence

N.B. : Pour les tépégistes engagés dans le tournoi interne, la ronde 5 pourra aussi se jouer samedi prochain.

L’évaluation de la position

Pour son premier voyage au pays des Échecs, suivant les traces de Iossif Dorfman, il vous guide hors des sentiers battus et rebattus des Échecs sur le difficile chemin de l’évaluation d’une position. Pour visionner cette première vidéo (10 €) d’un série de trois sur le même thème : .

« Il est essentiel avant toute autre étude échiquéenne de savoir estimer correctement une position. Il ne sert à rien, en effet, de calculer une séquence de coups pour aboutir à une position que l’on estime gagnante alors que ce n’est pas le cas. »

Pierre Meinsohn, Les Secrets des maîtres d’échecs


Dans son livre La Méthode aux Échecs paru en 1998, Iossif Dorfman propose d’analyser une position selon des facteurs statiques et dynamiques au moment d’une position critique.

LA POSITION CRITIQUE est une position où l’on a la possibilité de transformer, de modifier la position selon un de ces critères :

  1. Position dans laquelle il faut se décider pour un possible échange. Si l’échange est obligatoire, forcé, ce n’est pas une position critique.
  2. Position où il faut se décider pour une possible modification de la structure de pion, surtout des pions centraux.
  3. La fin d’une série de coups forcés.

Après avoir déterminé la position critique, il est nécessaire de dresser un bilan de la position selon ces deux aspects pour savoir s’il faudra utiliser des moyens statiques ou dynamiques dans la suite du jeu :

  1. L’ASPECT STATIQUE : ce sont les facteurs de longue durée (roque détruit, pions doublés, isolés, une pièce est statiquement mauvaise s’il n’est pas possible d’améliorer sa position indépendamment des pièces et pions adverses). Si la position est favorable statiquement, on obtiendra le gain à long terme donc il ne faut pas basculer la position, mais conserver globalement ces facteurs en améliorant progressivement sa situation.
  2. L’ASPECT DYNAMIQUE : ce sont les facteurs provisoires (Roi non roqué, modification du rapport matériel, prise de l’initiative, modification de la structure de pion) qui vont disparaître rapidement si on ne les utilise pas aussitôt et il faut, dans ce cas, basculer la position. Si pour un des joueurs le bilan statique est négatif, il doit appliquer sans hésitation des moyens dynamiques extrêmes. L’attente est telle une mort.

Dorfman propose de classer les facteurs statiques dans l’ordre d’importance suivante :

  1. La position du Roi : faiblesse irréparable de sa position (pas d’abri sur l’échiquier possible, mais si le Roi reste au centre, cela ne signifie rien s’il peut trouver un abri sûr), Roi mal protégé, armature du roque affaibli, attaque sur le roi.
  2.  Le rapport matériel des forces, vu essentiellement sous l’angle du Fou : un Fou est généralement supérieur au Cavalier, deux Fous supérieurs aux deux Cavaliers, le tandem Tour-Fou coopèrent mieux que Tour-Cavalier, par contre l’association Dame-Cavalier est supérieure au binôme Dame-Fou. Par conséquence, l’échange du Fou contre le Cavalier n’est pas de mise dans la première phase du jeu et doit être envisagé uniquement quand la structure de pions est fixée.
  3. Qui a une meilleure position après l’échange des Dames ? À qui profite cet échange ? Qui aura une meilleure finale. Une position statiquement faible du Roi ennemi exige le passage en finale.
  4. La structure de pions : évaluer la position en fonction de la présence ou non de pions doublés ou triplés, d’un pion passé protégé, du nombre d’îlots de pions, d’une chaîne de pions compacte, des pions pendants, davantage de pions au centre, d’une majorité de pions à l’aile Dame, de cases faibles, de pions isolés ou arriérés.

DEUX RÉFLEXIONS SUR « L’ÉVALUATION DE LA POSITION »

  1. Juste un mot à propos de l’évaluation d’une position aux échecs. Chaque joueur évalue la position tout au long d’une partie a son niveau. Autrement dit, la qualité de l’évaluation suppose l’ensemble des connaissances échiquéenne dans tous les secteurs par conséquent pourquoi ne pas aborder le problème dans le sens inverse qui consiste à améliorer ces connaissances et avoir plus d’outils pour évaluer. Aussi, on peut très bien évaluer une position à un moment donné pourquoi pas, mais dans une partie, il y a des centaines de position et la position qu’on appelle critique est le résultat des positions précédentes. En fait, l’évaluation est la synthèse des connaissances de chacun et chacune a son niveau.

     


    Claudius

    Le propos de Dorfman n’est pas de nous dire qu’il ne faut pas à chaque instant réfléchir sur la position. Sa méthode est un guide pour ne pas passer à côté de ces moments clé où la partie peut basculer et où notre réflexion doit s’approfondir et, bien évidemment, dans la limite de notre savoir échiquéen. C’est bien le projet de Quentin, au travers des exemples choisis, de nous donner les outils pour affiner notre jugement.

Coupe -1600 ZID Franche-Comté


Le 28 avril, nos amis Belfortains organisent dans leurs locaux, au Stade Échiquéen Anatoli Karpov, la phase régionale de la Coupe 1600 qui se déroule dans les mêmes conditions que la Loubatière : compétition par équipe de quatre joueurs au elo inférieur ou égal à 1600 et 3 parties de 50′ + 10″ dans la journée. Chaque club peut aligner autant d’équipes qu’il le souhaite.

Intéressé ? Contactez, avant le jeudi 25, notre directeur technique  Jean-François Corsini 

Menaces diverses et avariées

Craignant l’irruption de la Q en g3, je poursuis les échecs par Rh7, mais le repli du K blanc en f1 assurait la nulle. Trouverez-vous le bon coup noir ?


Claudio joue Nf3 dans sa partie contre Esat, manquant un joli coup qui lui assurait un serieux avantage. Le voyez-vous ?


Après l’échange d’un N noir en c3 menaçant une fourchette, Alain fait l’épicier, comme il sait si bien dire, croyant gagner un pion par Qxc3, mais…

Club d'Échecs de Besançon : initiation, cours jeunes et adultes, loisirs et compétions individuelles, par équipe…

La phrase du jour

Échecs Moralisés
Enluminure de la première page des Histoires d’Outre-Mer de Guillaume de Tyr.

Le monde ressemble à un échiquier dont les cases sont alternativement blanches et noires, pour figurer les deux états de la vie et de la mort, de la grâce et du péché.

Moine portant le nom d'Innocent, vers l'an 1400