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Acte de naissance

Journal officiel de la République française. Lois et décrets du vendredi 16 mars 1929, Bnf

Notre Tour, presque nonagénaire, est née en 1929, mais saviez-vous que c’est exactement le 6 mars 1929 qu’elle fut portée sur les fonts baptismaux du Journal Officiel. C’est avec étonnement que je découvre sur le site Gallica – Bnf son extrait de naissance. Sous ce nom de famille un peu guindé, Cercle d’échecs de Besançon, c’est bien notre bonne vielle Tpg qui voit le jour à la Brasserie Granvelle.


Ce n’est qu’assez récemment, peut-être vers les années 2000, que nous changeâmes ce cercle peut-être par trop élitiste par ce club plus british, mais surtout plus démocratique.

Granvelle et les échecs : une histoire d’amour qui dure. La Société des échecs de Besançon, sans doute l’aïeule de la Tpg, se réunissait déjà au Café Helder sur cette promenade aimée des Bisontins de la Belle Époque.

Septembre 1959 – Échecs au café Granvelle, photographies de Bernard Faille, Est Républicain.
On aperçoit sur la gauche, les colonnades, vestige du Café Helder détruit 4 ans avant la naissance de la Tpg.

Circonstances atténuantes

Le Progrès de la Côte-d’Or, 19 mai 1933

1933, nous ne sommes pas si loin de la naissance en 1929 de notre nonagénaire Tpg. En page 4 du Progrès de la Côte-d’Or du 19 mai 1933, une image indirecte et peu flatteuse, peut-être quelque peu partisane, de notre vielle dame par nos adversaires d’alors, le Cercle Dijonnais, dans ce style si réjouissant de ces époques-là. Pourrait-on imaginer aujourd’hui un tel article relatant une de nos équipées en Nationale I ?

Dimanche matin 7 courant, par une pluie battante, ils partaient dans les autos des amis Bril, Delavelle, Picard et Damidot. Des dames faisaient partie de l’expédition. Ils partaient pleins de confiance à Besançon pour disputer le match arrêté avec le Cercle d’Échecs de cette ville depuis un certain temps. Pour diverses raisons, ce match avait connu remise sur remise et les joueurs du Cercle Dijonnais tenaient d’autant plus à se mesurer à nouveau avec leurs partenaires de Besançon que ceux-ci leur avaient infligé deux défaites sévères. À des joueurs moins enthousiastes, il eût semblé que la victoire était impossible, étant donné la classe des Bisontins, mais l’émulation de certains avait entraîné les autres et de sérieux progrès avaient pu être constatés chez tous les membres du Cercle. Ceci explique la confiance en soi de chacun de nos joueurs locaux et ils ne s’étaient pas surestimés, puisque dimanche soir, ils rentraient ici en vainqueurs par 13 points contre 7 à Besançon. Il est toujours extrêmement délicat de se décerner des compliments et malséant de se glorifier d’une victoire. Cependant, n’ayant pas eu l’honneur de faire partie de la phalange des joueurs chargés de défendre les couleurs de Dijon, il m’est permis de manifester ma joie de cette victoire bien méritée et d’adresser toutes mes félicitations aux gagnants. Je ne ferai aucune distinction entre eux, bien que certains aient réglé leurs adversaires d’une façon magistrale, et je me contenterai simplement de plaindre ce pauvre ami Colomb, contraint de rester assis pendant dix heures en face d’un échiquier pour faire deux parties. Il en avait, de ce fait, perdu le boire et le manger. Dans la presse, le Cercle de Besançon plaide les circonstances atténuantes : manque d’entraînement, équipe dijonnaise très homogène avec un joueur de première force. Il est exact, Messieurs de Besançon, que jusqu’au dimanche 7 mai vous nous aviez battus et puisque vous estimez que la défaite est trop grande et qu’elle laisse supposer une différence de classe qui n’existe certainement pas — certainement est peut-être un peu ôsé — le Cercle Dijonnais d’Échec se fait un plaisir de vous offrir votre revanche dés que vous le désirerez — les meilleurs gagneront —. M. Picard pourra apporter sa pendule, elle sera utile, car notre ami Colomb n’est déjà pas si gras.

Voici la composition des équipes et le nombre de parties gagnées par chacun des joueurs :
Dijon : R. Colomb, 2 ; Hall, 2 ; Puype, 0 ; E. Colomb, 1 ; Switalsky, 1 ; Kulkès. 1 ; Reutemaiin, 2 ; Roudniclc, 1 ; Norgia, 2 ; Sirdey, 1. To tal : 13.
Besançon : Fraiberger, 0 ; Picard, 0, Schwartz, 2 ; Poincenot. 1 ; Bern. 1 ; Betts. 1 ; Reingervietz, 0 ; Weiss, 1 ; Charlier, 0 ; Farine, 1. Total : 7.

La gloire de JR

L’Est Républicain du 17 août 1986. Un clic pour agrandir.

1929-2019 ! Dans un an, nous fêterons les quatre-vingt dix ans de la Tour Prends Garde. Pourquoi, me direz-vous, ne pas attendre le prestigieux centenaire de cette vielle dame en bonne santé. C’est que, si notre tour a encore tous ses créneaux, certains d’entre nous commencent quelque peu à se décrépir et se lézarder et craignent, le moment venu, de ne plus avoir le souffle pour grimper sur le chemin de ronde et tirer les feux d’artifice en son honneur. À l’initiative de Bernard Pellaton, ce souhait de retracer l’histoire de la Tpg au travers de la presse. Un travail de fourmis à farfouiller dans nos archives et dans celle de la presse locale. Chaque dimanche, une coupure de presse vous rappellera peut-être quelques souvenirs nostalgiques. Cette rubrique sera aussi la vôtre. N’hésitez pas à intervenir, envoyant anecdotes, documents et photographies jaunies.

Souvenirs

Affiche des années soixante-dix

Trouver une salle est toujours problématique pour un club et, pendant des années, les joueurs d’Échecs bisontins se réunirent à la Brasserie Brelin, située Square Saint-Amour, établissement aujourd’hui disparu.

En 1976, un cliché de Bernard Faille, journaliste à l’Est Républicain. Au centre, à droite : Robert Poly, le président de l’époque et Gábor Hajnóczi.

RÉFLEXION SUR « LA BRASSERIE BRELIN »

  1. Je me souviens de cette brasserie dans les années 80, il y a une banque a la place aujourd’hui, mais je ne connaissais pas encore la Tpg, j’étais à Besançon depuis quelques mois seulement et je fréquentais ce bar de temps en temps. C’était assez sympatrique… Nostalgie, je suis ému.

Un miracle n’arrive qu’une fois

Depuis sa création, la Tour Prends Garde organise des tournois. Notre ami Bernard Petetin évoque pour nous les années soixante-dix et sa victoire sur un jeune joueur nommé Jean-Robert Vesin. Jeune, mais tout de même champion de France par correspondance junior, en ces temps où il ne fallait pas compter sur l’aide cybernétique. Cette Open de 1978 se déroula d’octobre à décembre avec 68 inscrits.

À la deuxième ronde de ce championnat, j’affronte le redoutable Jean-Robert Vesin. Un des favoris logique. Fort joueur par correspondance avec l’esprit d’analyse lié à cet exercice, le genre d’adversaire qui sait déjà, avant de s’asseoir, quelles pièces, il va choisir pour vous faire mat. Peut-il être battu ? Certains en ont rêvé sans jamais y parvenir. Bernard Pellaton s’interroge encore aujourd’hui : « Par contre, pour gagner contre lui, je n’ai pas la solution. Je la cherche depuis bientôt quarante ans… Pas encore trouvée ! » D’autres y sont presque arrivé comme notre estimé président Daniel Blardone, mais une proposition de nulle hasardeuse et fébrile anéantit tout ses espoirs, et Jean-Robert, après avoir frôlé la correctionnelle explique « proposer nulle est une grave erreur. Typiquement, ce qu’il ne faut pas faire. Contre un joueur beaucoup mieux classé que soi, proposer nulle ne sert à rien, sauf à l’informer que je le crains et que je pense ne pas pouvoir gagner cette position supérieure, psychologiquement, ce n’est vraiment pas bon ! » Ah ! Ce président, question psychologie…

Je suivis, sans le savoir et avant l’heure, les préceptes de Jean-Robert en ayant le bon sens, non de lui proposer la nulle, mais de le battre… en 31 coups. Mes vaillants camarades de jeux, Bernard et Daniel pourront enfin marcher la tête haute, car tous les deux ont été victorieux un jour ou l’autre contre moi.

Un an plus tard, le 17 novembre 1979, pour le championnat de Besançon, mon adversaire de la 3e ronde était de nouveau Jean-Robert. Il me lamina en 22 coups, me démontrant ainsi, avec le sourire, qu’un miracle n’arrive qu'une fois.

Bernard Petetin

Les feuilles de parties existaient déjà, mais chaque joueur notait ses parties dans un carnet individuel.

UNE RÉFLEXION AU SUJET DE « UN MIRACLE N’ARRIVE QU’UNE FOIS »

  1. Merci Bernard pour ce sympathique témoignage !
    Nous pouvons constater que le jeu de JR s’est bien amélioré depuis !
    Ce qui n’est pas le cas pour beaucoup d’entre nous…
    Mais la passion demeure !

Échecs au café Granvelle en 1959

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Échecs au café Granvelle. Photographies de Bernard Faille, L’Est Républicain 1959

Clichés retrouvés sur Mémoire vive sans autre commentaire. Les parties semblent sérieuses, les feuilles de parties sont bien là, entre les tasses de café et les cendriers. La joueuse, le stylo à la main, est prête à noter. Presque soixante ans et nous retrouvons les mêmes attitudes, les mêmes gestes… seuls les cigares et les cendriers ont disparu.

 
Un clic pour agrandir

L’élégant monsieur à la droite de la dame pourrait bien être Maurice Thuriet qui fut président de la Tpg dans les années soixante. La dame en question semble aux abois. Ne s’apprête-t-elle pas à jouer Ke2 ?  c1=Q#, mais sur Kd2 plus résistant, Bb3 enfoncera le dernier clou du cercueil.

15.08.09

El triunfo de Cecilia

“La pequeña maestra Cecilia Diaz Corvalan, de solo 13 anos, supo explotar muy bien los errores de su contrincante, Magaly Galaz, en el partido que protagonizaron en la  sexta fecha…” pouvait-on lire dans ce journal chilien de 1973, titrant Pas question de demi-points : “La petite maestra Cécilia Diaz, de seulement treize ans, sut parfaitement exploiter les erreurs de son adversaire, Magaly Galaz, dans le match qui les opposa lors de la sixième ronde… Il n’y eut que peu de nuls au Tournoi National Féminin d’Échecs qui se déroula au siège du Club Sportif Universitaire du Chili. Au cours de la sixième manche, il n’y eut que des vainqueurs…”. Nous reconnaissons bien-là le caractère pugnace, oserais-je dire teigneux de notre Cécilia ! 

Voici donc le Triomphe de Cécilia, en espérant n’avoir point fait d’erreur, car pour la petite histoire, les pays hispaniques n’avaient pas encore adopté la notation internationale et notaient les parties sur le modèle anglais 1.P4R, P4R 2. C3AR, C3A2D  : 1.e4 e5 2.Nf3 Ncf6. Décodage : C3AR signifie le N va sur la troisième case du B roi. Pas simple !

Un clic sur l’image pour agrandir l’article.

Cette année 1973 vit aussi malheureusement, sur un tout autre échiquier,  le triomphe du général Pinochet qui prend la tête du coup d’État du 11 septembre 1973 contre le gouvernement du président socialiste Salvador Allende, élu démocratiquement en 1970.

Philippe Guyot raconte

Bonjour à tous,

À la demande de notre ô combien méritant webmaster, il m’a été demandé d’évoquer des souvenirs en lien avec cette photo d’un tournoi de la TPG datant de 1983/84.

Comme vous vous en doutez, cela ne m’a pas rajeuni, mais c’est bien volontiers que je partage un petit voyage en amnésie, même si cela me rappelle furieusement cet antique papy que j’ai fait venir dans ma classe évoquer la dernière guerre.

Bref, en scrutant l’année de cette photo et mon Chessbase, j’ai pu recoller quelques bouts d’hier et retrouver une partie qui m’a laissé un souvenir très précis.

Pour bien se remettre dans le contexte, j’étais entré à la TPG en tant que quasi débutant 3 ans auparavant, avec une progression qui n’avait rien eu de fulgurante (mes premiers elos annuels ayant été respectivement 1580 et 1700) et peu de signes semblaient me prédestiner à atteindre le niveau des meilleurs du club (« Guyot ? Il n’a aucun talent ; il ne percera jamais ! » aurait lancé un pilier du club qui se reconnaîtra peut-être), si ce n’est beaucoup d’assiduité et une mémoire qui m’avait valu le surnom perfidement péjoratif « d’encyclopédie vivante ».

Or donc, en ces temps-là, j’étais une proie de choix pour les requins aux dents mieux « élotées » que les miennes baignant dans les eaux troubles de la TPG, et avec une fâcheuse tendance à gaffer ou à m’écrouler dès la finale venue. Pourtant, en cette mi-saison, même s’il serait bien présomptueux de ma part de dire que déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, j’avais senti une évolution dans ma façon de calculer et que mon jeu commençait à se mettre en place. De cette partie, je garde le souvenir attendri des premiers émois, face à Christophe Bordet, qui lui, était un vrai talent tactique reconnu, Mais, malgré son jeune âge, déjà plutôt sur le déclin, la faute (ou grâce) à son côté dilettante touche-à-tout et son goût pour la vie nocturne (ou la vie tout court, c’est selon). Bref, c’était une personnalité et un joueur pour lesquels j’avais un grand respect, et à l’occasion du match qui devait nous opposer, nous avions convenu de le faire le soir, dans un petit local utilisé par le non moins petit club d’échecs de la Bouloie (plus exactement 2 ou 3 joueurs qui venaient pousser du bois de temps à autre, dont moi aux guêtres qui traînaient dans le secteur, officiellement en fac de droit).

Dans le silence nocturne de cette petite pièce où les volutes de fumée de ses cigarettes avaient une odeur « exotique » et stimulante, Christophe avait thématiquement sacrifié un pion dans une Sicilienne pour des compensations à long terme, quoique sans doute légères. Le moment important de cette partie survient quand, lorsqu’il attaque ma Rf5 par le nerveux 30. g4, je réplique par l’inattendu 30. ..e5 ! proposant au choix un sacrifice de dame inacceptable ou un sacrifice de qualité qui fait changer de main l’initiative. Il s’est écroulé peu après par 35. Qe3? (ponctué d’un sonore « Et m..!»), mais ce qui avait rendu cette partie spéciale pour moi, c’est d’une part que pour la toute première fois, j’avais fait tomber un des « titans », de la TPG, mais aussi parce que j’étais conscient que ce 30. ..e5 ! sortait clairement des standards du 1700 que j’étais à ce moment. L’attitude très classe de Christophe après cette partie, soulignant mon bon jeu, était presque pour moi comme un adoubement, comme si je venais de gagner du respect au plan échiquéen.

Je profite de l'occasion pour souligner combien, dans cette période, la densité de joueurs de (très) bon niveau qui gravitaient autour de la TPG était pour cette époque antéfritz assez exceptionnelle. Outre Maxcellend Coulon et Christophe Bordet, qui arrivaient malheureusement en fin de cycle, les Vesin, Vuitton, et à un degré moindre, Pellaton, Bonneville, Zaragoza, Cordier, Kummer, sans compter un certain Serge Naudier plus que prometteur, étaient les têtes d'affiche des tournois internes. Cette génération est d'ailleurs passée tout près de la consécration en disputant les barrages en fin de saison pour accéder à la 1re division, mais eu la malchance de tomber sur un club de Cannes en pleine progression avec Miralles et Levacic aux premiers échiquiers. Du fait de quelques défections, j'avais même été convié par défaut à faire partie de l'équipe au dernier ou avant-dernier échiquier, et même si j'avais dispersé façon puzzle mon adversaire (partie qui avait bizarrement tellement marqué le sieur Bernard de la Pellatonsure que la simple évocation du nom de mon adversaire, répondant au doux nom de Benlolo, provoque en lui éclats de rire inextinguibles et sourire béat), le rêve du club de se frotter aux cadors de l'époque (ce Strasbourg, Caïssa) ne se concrétise pas.

Las, mon elo de 1760 à la saison suivante ne me laisse guère espérer faire mon trou en équipe 1, et je donne un coup de main au club de Châtillon-le-Duc pour les remercier de m'avoir permis de participer à des cours ou simultanées dispensés par Maxcellend (je me souviens l'avoir entendu parler de « dynamisme » des pièces en me demandant bien ce qu'il entendait par ce terme). Mais cette année-là, je progresse de façon exponentielle, avec en point culminant une 2e place à l'accession du Championnat de France à Alès, dézinguant tout les 2000 que j'ai affrontés, qui me qualifient pour le National l'année suivante. Quand je reviens à la TPG, auréolé de cette qualification et d'un elo tout neuf de 2090, je m'attends à être accueilli parmi mes pairs au sommet de l'Olympe que représentait pour moi l'équipe 1.

Las (bis), je trouve ledit Olympe* bien vide, tous les titans précités ayant déserté. La déception de la non-montée, plus quelques probables dissensions, avaient sans doute précipité la fin d'un cycle, et je me retrouve bombardé d'un coup capitaine et premier échiquier d'une équipe de 1800 à emmener à Clermont-Ferrand. Même si je ne peux cacher avoir ressenti une certaine frustration devant cet état de fait, ce périple fut une homérique odyssée, avec certains noms que les anciens trouveront évocateurs comme le discret Frédéric Note, Roland Scamps aux incontestables mérites échiquéens (je vais être honnête ; le fait qu'il disposait d'un taxi king size pour emmener toute l'équipe a contribué à son incontestabilité), l'enthousiaste Philippe Blardone, Gabriel Camacho, météore resté trop peu longtemps dans le ciel tépégiste, Florence Kratz qui eut à se coltiner les entreprenants Charles Imbert et Jean-Michel Péchiné à l'arrière du taxi. Le début d'un nouveau cycle, mais cela, c'est une autre histoire. J'avoue que cela me fait drôle de me dire que 30 années ont passé depuis, que des souvenirs puissent à la fois être restés si vivaces, tout en étant tellement lointains qu'on les croirait rêvés ou vécus par un autre. C'est la vie !

* Philippe évoque l'Olympe céleste et non notre local d'aujourd'hui.

Philippe Guyot

Christophe Bordet récompensé en janvier 1979  à la une de l'Est Républicain. Voir l'article.

Repérez le jeune homme souriant en blouson  clair, c'est notre Chessshadow en personne, alias Jean-Robert Vesin
 
  
Cliché de Bernard Faille l'Est Républicain 1979, un clic pour agrandir

1988 – Quand la TPG savait se montrer !

Annonce parue dans le 25, sans doute en octobre 1988, quand la TPG n’avait pas peur de se montrer. Au-delà de la nostalgie, ces souvenirs au charme déjà vieillot du passé de notre club ne doivent pas nous faire soupirer, écrasant une larmichette au coin de l’œil : “Ah, c’était le bon temps !”, mais au contraire nous inciter à plus de communication.

Les temps ont changé, certes ! Avec les nouveaux médias, les pousseurs de bois des Cafés du Commerce sont devenus, perdant toute la dimension sociale de notre jeu, de tristes cliqueurs frénétiques de blitz en lignes (voire de bullets d’une minute). Où est le temps où Paul Morphy, je crois, quittait la salle de jeu en pleurant, en pleine crise de nerfs, parce que son adversaire tardait des heures à jouer ?

Que peut offrir, aujourd’hui, un club, qu’un bon site d’Échecs en ligne n’offre déjà à nos internautes scotchés à leurs écrans ? Ils peuvent y jouer de bonnes parties, posséder un classement, participer à des minitournois et tout cela gratuitement le plus souvent et les orteils à l’aise dans leurs charentaises !

Simultanée dans la cour du Palais Grandvelle en 1988.

Que pouvons-nous apportez ? Peu de choses en somme, sinon un petit brin d’humain sous forme d’accueil et de convivialité.