Archives par mot-clé : Patrimoine

Les Échecs, un jeu de dames

Le premier Championnat de France féminin se disputa au cercle Le Fou du Roi, à Montmartre, du 20 janvier au 10 février 1924. On ne joue que les dimanches. 12 concurrentes, éliminées quand elles perdent deux parties. Ce fut un événement considérable pour l’époque, très peu de pays organisaient de tels championnats féminins, le premier Championnat du monde féminin ne sera organisé qu’en 1927. La presse quotidienne se fit l’écho de l’événement dans le style gentiment machiste du temps.

Mlle la doctoresse Landais disputant une partie  contre Mlle Lipstchutz, 20 janvier 1924, Agence Rol.

Un tournoi sur la butte Montmartre

En un tournoi qui commençait hier au flanc de la butte Montmartre et s’y continuera les deux dimanches prochains, le « Fou du Roi », cercle d’échecs, met aux prises une douzaine de dames.
— Pas davantage ?
— Mon Dieu, non : de toutes les femmes du monde, nous dit M. Barberis, le président du cercle, c’est la Française qui s’intéresse le moins au noble jeu d’échecs.
— Y joue-t-elle bien toutefois, quand elle s’y met ?
— Comme toutes les femmes beaucoup d’intuition, assez peu de logique : des coups de génie : tout à l’heure, un mat en huit coups à côté de ça, des étourderies inexcusables.
— Voyons cela..
Les championnes sont de tout âge ; dirons-nous qu’au premier abord, la valeur semble bousculer quelque peu le nombre des années ? Les blanches jouent… et ne gagnent guère ; mais peut-être elles temporisent : le sourire de la doctoresse Landais, chevalier de la Légion d’honneur, ne nous dit rien de bon pour sa partenaire.
Mme Gromer, dont le professeur est son fils, le petit prodige de quatorze ans que l’on sait, vient de perdre, en coup de foudre, une partie gagnée patiemment et à coup sûr. Fraîche et crépue, une fillette aux bras minces souffle un tout petit pion sans conséquence, avec la timidité qu’elle mettrait à ne pas choisir, sur une assiette de gâteaux, le plus gros, avec de la crème. Son adversaire, malicieuse et maternellement attendrie, lui souffle incontinent un joli cavalier la jeune personne rougit et mord sa lèvre incarnadine on vous revaudra ça, madame, quand on aura dix-huit, ans.
Deux de ces dames, seulement, fument la cigarette ; mais au bord de chaque table, il y a deux petits tas formés d’une paire de gants, d’un bouquet de violettes et d’un sac à main et la perdante, invariablement, dès qu’elle se voit sans autre recours possible, se dérobe à la façon des déesses vaincues dans un nuage… un petit nuage de poudre de riz. Tout est perdu, fors la face.

          
Les coupures de presse de l’époque.

Plus de 700 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Autographe

Des nouvelles de notre site Le Patrimoine des Échecs. Après quelques mois d’arrêt, je le réalimente à nouveau. Pensez à y jeter un coup d’œil. Étrangement, cet été, le site enregistrait une petite trentaine de visites quotidiennes. Après 6 mois d’abandon, les visiteurs ont plus que doublé avec des pics à 200 parfois sur quelques jours. Bonne motivation pour reprendre le collier !

marhall_autographe

Frank James Marshall (1877 – 1944), joueur d’échecs américain, l’un des plus forts du début du XXe siècle, fut champion des États-Unis de 1909 à 1936. En 1900, Frank Marshall s’assied pour jouer un match contre le joueur britannique Amos Burn (1848-1925) au tournoi international de Paris. Burn était un fumeur impénitent et aimait tirer sur sa bouffarde pendant qu’il étudiait l’échiquier. Après deux mouvements, Burn commence à fouiller ses poches à la recherche de sa pipe et de son tabac. Au quatrième coup, Burn a enfin trouvé sa pipe, mais recherche son cure-pipe. Au huitième coup, il bourre sa pipe de tabac. Marshall joue quelques coups rapidement et au douzième coup, Burn cherche ses allumettes. Au quatorzième coup, il a gratté sa première allumette, mais se concentrant sur la position, se brûle les doigts. Au quinzième, Burn a trouvé une autre allumette et l’a allumé. Au seizième coup, il a finalement allumé sa pipe, mais il est trop tard. Burn est échec et mat au dix-huitième coup. Il ne put jamais fumer sa pipe.

Plus de 500 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

La prodigieuse victoire d’Alekhine

alekhine simultanée
La une du Petit Parisien du lundi 2 février 1925

Le hall du Petit Parisien à dix heures du matin. Foulant le dallage à grands carrés blancs et noirs, qui a l’air, lui aussi, d’un gigantesque échiquier, une sélection des meilleurs joueurs d’échecs de France. Ils sont venus de Rouen, d’Elbeuf, du Finistère. Tous les cercles importants de Paris ont envoyé leurs champions : l’Association du Palais-Royal, le Cercle de Montmartre, le groupe versaillais et la Stratégie, l’Échiquier Notre Dame, le cercle de la Rive-Gauche, celui de l’Union artistique, le groupe des joueurs Terminus, le cercle de Colombes et celui de Saint-Germain. Voici la doctoresse Landais, le commandant Molteni attaché aéronautique italien à Paris le capitaine Vergnette, M. Sevène, inspecteur général de la Banque de France ; notre confrère René de Planhol, l’intendant général Bastien, le commandant Carrissan et M. Judic…

Sur le tapis vert d’une longue table en fer-à-cheval, vingt-huit échiquiers. Les dominant, allongé dans un large fauteuil, grand, mince, très blond, les yeux mi-clos, le dos tourné aux joueurs, M. Alexandre Alekhine. Lire la suite …

Plus de 500 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Interné comme fou à cause d’un tub !

Un étonnant article paru le 25 mars 1897 dans le Gil Blas, évoquant les troubles du vieux Steinitz d’une bien étrange manière :

Wilhelm Steinitz folie

Interné comme fou à cause d’un tub !

« C’est pourtant cela qui est arrivé à Steinitz, le célèbre joueur d’échecs, et voici comment. Le joueur souffrait d’une excessive fatigue lors de son dernier match contre M. Lasker, à Moscou. Il recourut alors à un remède qui lui réussissait habituellement fort bien : l’hydrothérapie. Et, en effet, ses nerfs surexcités ne tardèrent pas à se calmer sous l’influence de l’eau glacée. Mais il avait compté sans ses hôtes : l’usage du tub n’est pas encore passé dans les mœurs slaves, de sorte que ses ébats aquatiques parurent à une Moscovite, qu’il avait engagée comme secrétaire, une preuve évidente de sa folie.

tub

La misérable courut avertir les autorités et, malgré ses protestations, il fut interné dans un asile d’aliénés des environs de Moscou. Il fallut plusieurs semaines de démarches pour obtenir son élargissement. M. Steinitz a déclaré, d’ailleurs, qu’il n’avait souffert aucun mauvais traitement pendant son séjour dans l’établissement de Moscou. Il n’en est pas moins enchanté d’avoir recouvré sa liberté et de pouvoir aujourd’hui satisfaire sa passion de la douche sans risquer la cellule et la camisole de force.

Ce sont bien des Slaves qui s’lavent pas », conclut ironiquement le journaliste avec cette petite pointe de suffisance raciste propre à la pas si Belle Époque.

L’article dans sa version originale sur Rétro News.

La réalité semble avoir pris une tournure moins drolatique. Profondément ébranlé par la perte de son titre devant Lasker, Steinitz décida, après le match, de s’investir dans un projet de livre The Jews in Chess*. Début 1897, souhaitant le dicter à une sténographe simultanément en anglais et en allemand, il embauche une secrétaire russe qui parlait couramment les deux langues. Ils travaillaient dans sa chambre d’hôtel. Mais le comportement du vieil homme parut rapidement étrange à la jeune fille. Et, s’il est vrai qu’elle trouvait insolite que ce vieil homme s’étrille quotidiennement à l’eau froide en plein hiver, d’autres faits plus alarmants l’alertèrent : ces ablutions étaient suivies de longues déambulations pendant lesquelles il se parlait à lui même, passant de temps en temps sa tête par la fenêtre, marmonnant des mots incompréhensibles, lui expliquant qu’il pouvait téléphoner sans l’aide d’aucun appareil, seulement par la force de sa volonté et il restait planté au milieu de sa chambre à parler ou chanter bruyamment, semblant attendre une réponse. Sa secrétaire le surprenait à écouter des bruits qu’elle n’entendait pas. La fille de l’hôtel remarqua également l’attitude singulière de son hôte, allant chercher de la neige dans la rue pour la rependre sur le plancher de sa chambre. Une dernière scène convainquit la secrétaire de la santé mentale vacillante du vieux bonhomme : elle le découvrit devant sa fenêtre ouverte (en plein hiver à Moscou), parlant et chantant à tue-tête, assuré de pouvoir être entendu à New York s’il le voulait. Elle prévint le consul américain et il fut décidé, le 9 février, de le conduire à l’asile où il restera hospitalisé plus d’un mois.

* Les Juifs dans les Échecs.

Plus de 500 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Le Roi des Échecs

matin11901.12.25

Article du Matin paru le 25 décembre 1901 dans le style inimitable et charmant des journalistes de la Belle Époque : le Dr Lasker donne une simultanée dans un café parisien.

Le docteur Lasker aux prises avec quarante adversaires — Les péripéties des parties — Sept heures sur la brèche — Les résultats — En fumant des cigares

Là-haut, dans la salle des fêtes d’un café du boulevard de Strasbourg, quarante tables ont été mises bout à bout, en deux rangées parallèles, séparées par un intervalle d’un mètre environ dans lequel évoluera tout à l’heure M. le docteur Lasker, champion du monde du jeu d’échecs. Sur chaque table, a été placé un échiquier garni de ses pièces, et, devant chacun d’eux, un joueur est assis. Lasker, que le noble sport qu’il professe depuis sa jeunesse a finalement conduit jusqu’à la chaire de mathématiques de l’université de Manchester, se propose de tenir tête à quarante joueurs, simultanément. Et tous les membres du Cercle Philidor sont là, attendant l’attaque.

simultanée lasker

La petite Mme X. qui est brune et jolie, et qui, de plus, manœuvre les tours et les fous avec une incomparable virtuosité, a voulu opposer sa science à celle du célèbre docteur. Et M. X. son mari, très obligeant et fort empressé lui a cédé sa place sur le front de bataille. Elle va tenter, comme les autres, de faire mordre la poussière au champion.

Premiers engagements

Huit heures du soir. M. Lasker fait son entrée, et, immédiatement, la partie commence.

C’est ça, le champion ? fait Mme X. fort irrévérencieusement. Oh ! mais, alors, je vais le « mater » en dix coups ! Elle esquisse une moue de défi.

lask2

Il est certain que, physiquement, il paraît un peu chétif, M. Lasker, tout maigriot dans son smoking ; il se présente avec un sourire malin, ses petits yeux noirs pétillent d’une flamme astucieuse, il allume un cigare…

Les premières escarmouches sont peu graves. On avance des pions de part et d’autre, on en prend quelques-uns pour se donner de l’air, puis on attaque. Le champion est maintenant devant l’échiquier de Mme X…

Comment parera-t-il ce coup-ci ? dit la fine brunette à son voisin. Nous allons bien voir s’il est aussi fort qu’on le dit. Et, audacieusement, elle pousse une pièce qui vient menacer le roi. Mais, à la stupéfaction de tous, M. Lasker ne pare rien du tout, il se contente de pousser délicatement un petit pion, le met à la place de la pièce et, prenant celle-ci entre le pouce et l’index, il la pose à côté de l’échiquier. Premier cadavre !

La jeune femme demeure bouche bée, elle n’avait pas vu le petit pion. Oh madame ! Et, prenant sa tête dans ses mains gantées, s’il vous plaît — elle médite un « coup de Trafalgar » comme elle dit, fixant opiniâtrement les pièces du jeu, comme pour les hypnotiser. Pendant ce temps, avec des mouvements réguliers et précis d’automate, M. Lasker poursuit son chemin autour des tables, restant à peine un quart de minute devant chaque échiquier, prenant une pièce par-ci, en poussant une autre par-là. Puis il allume un second cigare.

Le voici de nouveau devant Mme X. Celle-ci avance une reine qui paraît terrible et qui vient menacer tout le jeu du champion. Alors, avec un sourire, le docteur Lasker touche du doigt un autre petit pion.
Casse-cou ! s’écrie quelqu’un à ses côtes !
Ah ! Je n’avais pas vu ça ! fait Mme X. Et, vite, elle remet la reine à la place qu’elle occupait auparavant.

C’est à onze heures seulement que le premier joueur est fait échec et mat. On applaudit et, pour se récompenser de ce succès, M. Lasker allume un troisième cigare. Mon Dieu s’il continue comme cela, combien en fumera-t-il dans la soirée ? Minuit et demi. Cette fois, M. Lasker réfléchit longuement. Il se trouve en face d’un vieux renard, d’un fin matois, qui ressemble à s’y méprendre à M. Thiers : Et Thiers vient de tenter un coup qui est tout près de réussir. Pour le moment, le champion parvient à le parer et il poursuit sa promenade sans fatigue apparente.

Le voici de nouveau devant la petite dame. Elle a bien réfléchi, bien mûri son plan, et elle avance une tour qui doit complètement sauver la situation. Mais alors, voici la tour qui est prise ! Mme X. riposte : c’est un fou qui est enlevé ; un cavalier, puis la reine disparaissent successivement de l’échiquier. Quelle hécatombe ! Alors, la petite dame adresse son plus gracieux sourire à son vainqueur.
J’ai perdu, fait-elle.
— Absolument exact ! reprend M. Lasker, qui prononce à l’anglaise.
Et il salue, et il allume un autre cigare, le quatrième. Cet homme fait décidément beaucoup de fumée.

De plus fort en plus fort

Nous croisons le président du cercle, fort empressé, qui se plaint que le jeu d’échecs soit si peu en Honneur en France. Le Cercle Philidor, qui comprend deux cent cinquante membres environ, est unique en France. En Angleterre, à Londres, par exemple, il n’existe pas moins de deux cents cercles de joueurs d’échecs !

Et, comme nous parlons du docteur Lasker, le héros de la soirée, M. Delaire nous dit que le docteur veut tenter plus fort encore. Il tient le pari qu’il jouera vingt parties sans voir ! Morphy avait accompli ce tour de force en jouant huit parties simultanément. Mais vingt ! Est-ce vraiment possible ? Il paraît que oui, si nous en croyons les assertions du président.

lask3

Maintenant, nous observons les joueurs. Ils sont tous penchés sur l’échiquier, le crayon à la main, étudiant le prochain coup, pendant que, derrière eux, debout, des spectateurs discutent. Voici deux heures. Tour à tour, la plupart des membres du cercle sont « tombés » par le docteur qui, maintenant, ne se trouve plus qu’en présence de quelques sujets de première force. Et Thiers, qui a médité un coup, prononce la phrase magique :
Échec et mat !
M. Lasker n’a qu’à s’incliner. Naturellement, il ne peut gagner toutes les parties. Il se contente d’allumer un cigare, le cinquième.

Mais voici trois heures. Il faut terminer le tournoi. Aussi, le docteur précipite ses coups ; ses reines ont sur les échiquiers des mouvements désordonnés. Elles triomphent !… La voilà bien la puissance de la femme ! M. Lasker a gagné trente-cinq parties, il en a perdu trois, et une a été déclarée nulle. Il ne reste plus qu’un adversaire qui résiste. Encore un dernier effort, et ce dernier lutteur s’annonce vaincu. Alors, M. Lasker allume un douzième et dernier cigare, salue et disparaît, au milieu des applaudissements de l’assistance. Il est trois heures un quart.

L’article dans sa version originale sur Rétro News.

Plus de 500 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Patrimoine

Quelques nouvelles du site Le Patrimoine des Échecs qui aura, en septembre, une année d’existence. Environ 1100 connexions par mois (37 visites journalières) pour 792 utilisateurs. Ce n’est pas l’affluence des Champs-Élysées, le samedi après midi ! Un élément positif, cependant, le mot-clé échecs histoire sort à la troisième page de la recherche Google. Pensez à régulièrement faire un saut sur le Patrimoine, le nombre de visites améliore le référencement et vous y glanerez sans aucun doute quelques informations.

Capture plein écran 08062016 111125.bmp
En vert, le % mensuel de nouveaux visiteurs.

Ray Charles : Chess on my mind

Ray Charles, la légende de la musique soul, du blues et du gospel, lutta toute sa vie contre l’adversité, aveugle à l’âge de sept ans, vivant dans la pauvreté, sombrant peu à peu dans la drogue. Il apprit d’ailleurs à jouer aux Échecs en 1965 alors qu’il se soignait d’une addiction à l’héroïne. Voici la seule partie que l’on connaisse contre le GM Larry Evans, en 2002, au cours d’un interview pour le magazine Chess Life. Ray ne joua jamais en tournoi, mais des forts joueurs estimèrent son élo à 1800.

ray charles
Ray Charles et le Grand Maître Larry Evans, en 2002

Tout bien considéré, pas une si mauvaise partie pour une personne aveugle contre un grand maître. Ray avait une préférence curieuse pour les finales, alors que la plupart des non-voyants estiment qu’il est plus facile de se débrouiller dans le milieu de jeu sans la vision de l’échiquier.

Plus de 500 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Les voies obliques

Jean de Galles

Le pion, dans sa simplicité, marche droit devant lui, mais lorsqu’il prend, il le fait obliquement. Ainsi, l’homme, tant qu’il reste pauvre, marche dans la droiture et vit honnêtement, mais lorsqu’il recherche les honneurs, il flatte, se parjure et, par les voies obliques, cherche une position supérieure sur l’échiquier du monde.

Jean de Galles, mort à Paris en 1295, est un franciscain, philosophe et théologien gallois.

Plus de 500 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Le jeu de Dieppe

La route de l’ivoire passait par Dieppe. Il fut un temps où cette ville de marin compta jusqu’à 300 tailleurs d´ivoire. Le port de Dieppe était autrefois un port de renommée internationale, port de commerce avec les colonies africaines de la France où l’on ramenait de la défense d’éléphant venue d’Afrique, laquelle faisait l’objet de présents de luxe. Les marins en ramenèrent de telles quantités (ils réussirent même à ramener un éléphant vivant sur leur bateau) que l’on se mit à sculpter l’ivoire plutôt que l’os ou le bois.

Dieppe1_1
Les sculpteurs s’inspiraient du royaume de France…

Le style dieppois est caractérisé par des pièces en ivoire, en buste monté sur un socle tourné, les tours habituellement cylindriques aux pierres et créneaux ciselés et les cavaliers sont des chevaux montés par des cavaliers.

DI5
… ou des royaumes africains d’où provenait l’ivoire

C’est au début du XVIIe siècle que la taille de l’ivoire prend son essor : objet religieux, nécessaires de toilette et quelques rares jeux d’Échecs. Mais au début du XVIIIe siècle, le jeu est en vogue et les tailleurs dieppois sculpteront, dans un style caractéristique, jusqu’à la fin du XIXe, de superbes jeux en ivoire, jusqu’à ce que des matériaux plus modernes, la bakélite entre autres, le remplacent.

Plus de 500 articles sur Le Patrimoine des Échecs

Goulag

Goulag1972, un goulag au fin fond de la Sibérie. Les prisonniers ont bricolé un poste radio à galène pour suivre le match de Reykjavik. Mais alors que tous suivent la retransmission de la 11e partie, les gardiens font irruption et détruisent le récepteur. Un mois se passe, et ils restent sans nouvelles de l’issue du match. Mais un nouveau prisonnier arrive. Tous l’entourent :
Tu viens de l’extérieur, tu dois savoir. Le match Fischer-Spassky, les échecs, tout ça, tu sais quelque chose ?
Oui oui, je suis au courant…
Et alors ? Et alors ? Comment ça s’est-il terminé ?
J’ai perdu…

Plus de 450 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Le Patrimoine des Échecs

Après un peu moins de six mois d’existence, Le Patrimoine des Échecs vous offre plus de 400 articles sur notre jeu et ses rapports avec les arts, le cinéma, la musique, la littérature, la psychologie, la politique, le quotidien, etc.

Betty_boop

Betty Boop fut l’héroïne d’une série de dessins animés américains créée par les Fleischer Studios entre 1930 et 1931, devenue le sex-symbol de l’âge d’or de l’animation américaine. Mais, à cause de sa jupe trop courte, Betty Boop fut censurée pendant quelque temps (le temps que le studio rallonge sa robe. Betty et ses amis ont une curieuse façon de jouer aux Échecs !

Betty Boop – Chess nuts (1932).

Plus de 400 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

La Main de Dieu

Nous sommes les pions de la mystérieuse partie d’Échecs jouée par Dieu. Il nous déplace, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance un à un dans la boîte du Néant.

Omar Kheyam, poète persan du Moyen-Age

… et Jorge Luis Borges ajoute :

Le joueur lui aussi est prisonnier
(Omar l’a dit) d’un tout autre échiquier
où blancs sont les jours et noires les nuits.

Dieu pousse le joueur et lui, la pièce.
Quel dieu derrière Dieu, tisse la trame :
poussière et temps et songe et agonies ?

Ce petit film d’animation reprend avec plus de légèreté et d’humour cette métaphore échiquéenne quelque peu sombre de la vie. Soyons plus optimistes, parfois la partie se termine bien !

Un vaste panorama reflétant toutes les connexions du Jeu des Rois avec notre vie : histoire, psychologie, littérature, art, cinéma, publicité, musique, politique, etc. sur Le Patrimoine des Échecs.

Le Patrimoine fait la une de la FFE !

twett
Un clic pour accéder à la page FFE.

Notre site Patrimoine fait la une de la FFE ! Mais dépêchez-vous, c’est un tweet qui sera sans doute rapidement remplacé par un autre. Pour dire la vérité et rester modeste, ce n’est point notre vénérable fédération qui découvrit notre site à l’audience encore bien modeste, mais votre web master qui, ce matin, a envoyé un mail pour promouvoir Le Patrimoine des Échecs. En tout cas merci pour leur réactivité qui semble payante puisque le Cercle d’échecs de Nantes se propose très amicalement de mettre un lien dans leur site.

Publicité

Les temps ont bien changé ! L’on raconte que Bobby Fischer repoussa en son temps l’offre d’un million de dollars pour vanter la marque d’un shampoing pour la raison qu’il ne l’utilisait pas. Nos joueurs modernes ont une attitude plus pragmatique. Magnus Carlsen qui signa un contrat publicitaire avec la firme de vêtements G-Star, récidive pour la Porshe 911. Porsche met en scène trois grands champions dans des sports de face à face : les Échecs avec Magnus Carlsen, le tennis avec Maria Sharapova, et la boxe avec Mohammed Ali.

Les experts en marketing évoquent la coquette somme de 4 à 5 millions d’euros, ce qui serait le plus gros contrat conclu entre un joueur d’Échecs et une entreprise à ce jour.

Plus de 260 articles sur  Le Patrimoine des Échecs

Logo

logopatribleu

Je cherche un logo pour notre page Patrimoine ? Que pensez-vous de ce premier essai ? Couleur, fond et la police des caractères peuvent changer. Il serait temps également de rajeunir le logo de notre club qui doit dater de sa création :

logotpg

À vos crayons  et envoyez vos suggestions !

Karpov philatéliste

La relation semble étroite entre le monde des Échecs et celui de la philatélie. La personnalité du philatéliste se rapproche de celle du joueur. Les ressorts psychologiques du collectionneur n’ont que rarement fait l’objet d’analyses, néanmoins, le psychologue Henri Codet leur a consacré une thèse. Il recense quatre caractéristiques psychologiques du collectionneur où le joueur d’Échecs peut se retrouver. La suite sur Le Patrimoine des Échecs.

Karpov philatéliste
Sao Tomé-et-Principe, 1981.

Alekhine au micro

Alekhine

En 1938, la BBC réalisa une interview d’Alekhine et fort heureusement pour les amoureux des Échecs, l’enregistrement ne fut pas perdu. Une opportunité fantastique de voyager dans le temps et d’écouter en direct un des plus grands mythes de l’histoire échiquéenne !

Interviewer : Dr Alekhine, maintenant, dites-moi : diriez-vous que le talent échiquéen est inné, ou pensez-vous que l’on puisse devenir un grand joueur d’Échecs par une dure pratique ?
Alexander Alekhine : Non, franchement, je pense que le talent du joueur d’Échecs idéal est inné. Bien sûr, je considère les Échecs comme un art et de la même façon que vous ne pouvez pas devenir un grand musicien ou peintre sans ce talent inné pour la musique ou la peinture, cette même capacité doit être présente pour devenir un joueur exceptionnel. La suite sur Le Patrimoine des Échecs.