Archives par mot-clé : Parties commentées

Euthanasie

UNE RÉFLEXION AU SUJET DE « EUTHANASIE »

  1. Pedro Damiano, dans son traité sur les Echecs, avait prescrit quelques régles et notamment :
    si vous disposez d’un bon coup, regardez toujours s’il n’y en a pas un qui lui soit préférable.

Méfiez-vous des N qui s’approchent !

 

17.Nf7+ +−

Un miracle n’arrive qu’une fois

Depuis sa création, la Tour Prends Garde organise des tournois. Notre ami Bernard Petetin évoque pour nous les années soixante-dix et sa victoire sur un jeune joueur nommé Jean-Robert Vesin. Jeune, mais tout de même champion de France par correspondance junior, en ces temps où il ne fallait pas compter sur l’aide cybernétique. Cette Open de 1978 se déroula d’octobre à décembre avec 68 inscrits.

À la deuxième ronde de ce championnat, j’affronte le redoutable Jean-Robert Vesin. Un des favoris logique. Fort joueur par correspondance avec l’esprit d’analyse lié à cet exercice, le genre d’adversaire qui sait déjà, avant de s’asseoir, quelles pièces, il va choisir pour vous faire mat. Peut-il être battu ? Certains en ont rêvé sans jamais y parvenir. Bernard Pellaton s’interroge encore aujourd’hui : « Par contre, pour gagner contre lui, je n’ai pas la solution. Je la cherche depuis bientôt quarante ans… Pas encore trouvée ! » D’autres y sont presque arrivé comme notre estimé président Daniel Blardone, mais une proposition de nulle hasardeuse et fébrile anéantit tout ses espoirs, et Jean-Robert, après avoir frôlé la correctionnelle explique « proposer nulle est une grave erreur. Typiquement, ce qu’il ne faut pas faire. Contre un joueur beaucoup mieux classé que soi, proposer nulle ne sert à rien, sauf à l’informer que je le crains et que je pense ne pas pouvoir gagner cette position supérieure, psychologiquement, ce n’est vraiment pas bon ! » Ah ! Ce président, question psychologie…

Je suivis, sans le savoir et avant l’heure, les préceptes de Jean-Robert en ayant le bon sens, non de lui proposer la nulle, mais de le battre… en 31 coups. Mes vaillants camarades de jeux, Bernard et Daniel pourront enfin marcher la tête haute, car tous les deux ont été victorieux un jour ou l’autre contre moi.

Un an plus tard, le 17 novembre 1979, pour le championnat de Besançon, mon adversaire de la 3e ronde était de nouveau Jean-Robert. Il me lamina en 22 coups, me démontrant ainsi, avec le sourire, qu’un miracle n’arrive qu’une fois.

Bernard Petetin

Les feuilles de parties existaient déjà, mais chaque joueur notait ses parties dans un carnet individuel.

UNE RÉFLEXION AU SUJET DE « UN MIRACLE N’ARRIVE QU’UNE FOIS »

  1. Merci Bernard pour ce sympathique témoignage !
    Nous pouvons constater que le jeu de JR s’est bien amélioré depuis !
    Ce qui n’est pas le cas pour beaucoup d’entre nous…
    Mais la passion demeure !

Joyeux Fourbi

Mon cher ami Claude fait partie de ces gens qui donnent sans rien demander, et à qui je ne saurais rien refuser. Comme il a fourbement profité de cette faiblesse pour m’extorquer de commenter une de mes parties, j’ai dû me mettre en quête d’une partie qui soit potable et que je n’aie pas perdue. Ne pouvant satisfaire qu’au dernier critère, voici cette partie d’interclubs contre Huningue

Philippe Guyot

Esprit de Sacrifice

Vous avez dit romantique ?

UNE RÉFLEXION AU SUJET DE « VOUS AVEZ DIT ROMANTIQUE ? »

  1. Quentin qui a participé à l’analyse post-mortem de la partie n’a pas vu ce coup ! Comment veux-tu que le modeste elo que je suis aie pu le voir ?
    Bernard

Idylle échiquéenne

Sans fausse note

Alexeï était resté sur une fausse note lors de notre dernier déplacement à Créteil. A Nancy, Alexeï a mis un point d’honneur a rétablir sa vraie valeur et cela s’est traduit, à notre grand plaisir, par une fin de semaine parfaite avec 2/2pts marqués. Je vous propose sa dernière partie (commentée).

N.B. Remarquez, sous le titre, le nom du petit personnage et non pas l’habituel . Je ne serai plus le seul à sévir dans ces pages. Jean-Robert s’y occupera de quelques rubriques. N’oubliez pas que notre site est interactif et que divers contributeurs peuvent y intervenir sans passer par le webmaster (avec une petite formation simplissime) et sans craindre de mettre le site sans dessus dessous.

Poupard en reste (Ali) Baba

Se faire voir par un Grec

Faites Vous La Main

Jean-Robert nous commente sa partie au cours du match de Nationale contre Oyonnax Dortan.

L’immortelle de Guillaume

Guillaume, dans l’énergie de ses 15 ans, affronte et malmène le vieux routier et ex-tépégiste Robert Viatte.

DEUX RÉFLEXION AU SUJET DE « L’IMMORTELLE DE GUILLAUME »

JR
28 novembre 2016 À 10 h 02
Un ado qui promettait à l’époque! Belle partie d’attaque.
Je note que plus jeune, tu jouais 1.e4!

guillaume
28 NOVEMBRE 2016 À 19 H 50
Exact JR. A l’époque je ne jouais que 1.e4 mais le poids des années m’oblige à modifier ma façon de jouer. Cela sera pire dans 20 ans.

mig25
30 novembre 2016 À 21 h 20
Le poids des ans ? Mais tu n’es encore qu’un gamin !

guillaume
2 décembre 2016 à 9 h 58
Mon cher mig25. Je suis certes plus jeune que toi mais néanmoins plus si jeune que cela. Le fait de me « traiter  » de gamin te permets sans doute de croire que tu es un ado mais il n’en est rien.

De l’incidence du bruit sur la partie d’Échecs

Lutte antibruit
Lutte antibruit

Ce samedi, Ali affronte Jean-Robert. La partie est difficile. Aux tables voisines, des têtes blondes jouent avec l’insouciance bruyante de la jeunesse. Jean-Robert, précautionneux, sort sa boîte de boules Quies et, aimablement, la tend à Ali par-dessus l’échiquier. Ce dernier, concentré, en prend une, se la colle dans le museau et déguste la friandise auriculaire à la grande surprise de son adversaire qui, de stupeur, en faillit perdre la partie.

2 RÉFLEXIONS AU SUJET DE « DE L’INCIDENCE DU BRUIT SUR LA PARTIE D’ÉCHECS »

tabatabai reza
Le resultat : au lieu de jouer 26.Bxh6, je joue Qf4 et en 4 coups, c’est cuit. En fait 26.Bxh6 Rh5 27. Bxg7 Rxh4 28.Bxf6… Dans tous les cas de figure, ça gagne !


JR
Ali a raison, mais avec quelque nuance…
En regardant la partie sur Chessbase, l’ami de notre ami et dévoué Webmaster, c’est-à-dire Stockfish, nous révèle que Bxh6 est possible (voir la variante ci-dessus) le gain de la Dame étant trop cher payé. Il aurait fallu se résoudre à 27…Kxg7 et continuer avec un pion de moins. Ce qui représente, certes un avantage, mais qui ne constitue pas une certitude de gain (la partie que j’ai jouée dimanche en N2 en est une brillante démonstration*).

* Bientôt en ligne (note du webmaster).

Quand les blancs sacrifient un N en d5

Bernard nous commente deux de ses parties récentes :

En une semaine, j’ai dû lutter deux fois contre ce sacrifice des blancs : la première contre Christophe Claverie (MI 2342) lors de l’open de la Toussaint et la seconde contre Jean-Robert Vesin (MF 2202) dans le tournoi interne samedi dernier.



Annexe : partie jouée en 2006 match Dôle-Tpg 2

Je donne cette partie sans commentaire. Elle permettra aux observateurs de se faire une idée sur la façon dont on jouait il y a 10 ans. D’autre part, elle indique que souvent l’histoire se répète…

Dans les deux parties jouées contre Jean Robert à 10 ans d’intervalle, il est curieux de constater quelques similitudes :

  • le résultat ;
  • la finale avec des fous de couleurs opposées. Si vous voulez faire nulle avec Jean Robert, c’est facile. Je vous conseille une finale avec des fous de couleurs opposées ! Par contre, pour gagner contre lui, je n’ai pas la solution. Je la cherche depuis bientôt quarante ans… Pas encore trouvée ;
  • et le plus troublant dans les deux parties de 2006 et 2016, j’ai à chaque fois joué le pion a d’abord en a6 puis en a5. De plus, quand j’ai joué a6 a5, dans les deux parties cela s’est produit au 16e coup dans des ouvertures pourtant très différentes ! Pour moi, cela doit être obsessionnel, car à la quatrième ronde de l’Open de la Toussaint contre Xavier Genet, j’ai joué les mêmes coups a6 et a5 dans une partie du pion dame !

Je souhaiterais conclure ainsi : Me revient en mémoire ce que disait un ancien tépégiste, René Chavetnoir, pour qui nous avons tous une pensée amicale et bienveillante. René disait parfois : « Aux échecs, il faut toujours jouer les coups qui vont le plus loin », pour moi ce serait plutôt le contraire !

Bernard Pellaton
pellaton

L’espoir déçu du président

Jean-Robert nous commente sa partie contre notre président qui ne s’en remettra pas de sitôt !