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Échecs au parc – Samedi 17 août

Un  rayon de soleil : le  sourire de la charmante Margot.

Plus de place aux tables. Un banc fait l’affaire. J’aimerai vous dire que l’affluence était telle que nous manquions de place. Un peu honte de vous l’avouer !… M’absentant du parking quelques minutes pour aider notre doyen Michel, je me suis fait piquer 7 chaises ! Bravo Claudius ! Début maussade et vénère de ce sixième Échecs au Parc. Heureusement, le sourire de Margot et de son ami Charles, venus nous rendre visite, dissipa vite la grisaille. Rendez-vous samedi prochain… avec de belles chaises neuves !

P.S. Pour la désinstallation, certains petits plaisantins m’ont fait remarquer que c’était bien, il y avait moins de matériel à ramener. Aucune compassion dans ce club !

Saturne rond pour Benoît

Notre savantissime Benoît sur l’Est Républicain du 2 août. Cliché Pierre Laurent, l’Est Républicain, avec son aimable autorisation.

Après Bernard Courtot et ses coléoptères, c’est le tour de notre ami Benoît Noyelles de faire la une de l’actualité régionale. Astrophysicien à l’Institut Utinam de Besançon, il a découvert un élément clé sur la formation des anneaux de Saturne, la deuxième plus grosse planète du système solaire. Lire l’article sur L’Est Républicain.

2 RÉFLEXIONS SUR « SATURNE ROND POUR BENOÎT »

Occasion manquée

Dans cette position, je chasse la R par a6,
sans voir le petit coup tactique pourtant pas si difficile à trouver !

Histoire belge

Pendant Chambéry, notre ami Benoît Noyelles, de son côté, participait au Tournoi International du Pays de Charleroi en pays wallon, en Belgique. Tournoi à l’ambiance sympathique et bon enfant à en juger par les photos. Il y réalise un score de 4,5/9.

Benoît, au centre, mains jointes, en pleine concentration avant la mise en route de la pendule. À moins que notre astrophysicien invoque la faveur des astres pour éviter le désastre !

« Bravo pour m’avoir retrouvé sur ces photos. Accessoirement, sur celle de gauche, j’ai perdu en faisant une gaffe (un pion d’avance, mais déconcentré par excès de confiance, j’ai raté la finale). Par contre, à droite, contre un compatriote de Metz : un pion d’avance, on entre en finale, et je me dis “Ne pas refaire de gaffe … ne pas refaire de gaffe …” Et je l’ai gagnée, celle-là. »

Benoît

Chambéry 2019

Bernard et Jean-François soutiennent notre président en grande difficulté  !

Une nouvelle fois, nous voici dans la belle ville de Chambéry pour son 25e Festival International d’échecs. Dix tépégistes ont fait le déplacement : Christophe Robbe, Daniel Blardone, Gilles Vernier, Claude Hugonnot, Jean-François Corsini,  Cécilia Diaz, Jean-Pierre Sonnet, Bernard Py, Bernard Pellaton et Philippe Guyot et comme groupie Thierry Vernier.

Ronde 1

Ronde 2

Les tépégistes se sont séparés en deux factions, l’une citadine reste sur Chambéry, l’autre installée à Curienne, première marche du Massif des Bauges.

Faute d’atteindre les sommets échiquéens, la faction montagnarde grimpe vers les cimes. Au fond, le Mont Blanc. Crédit photo : Christophe Robbe

UNE RÉFLEXION SUR « CHAMBÉRY 2019 »

  1. La TPG ! a t elle affrété un bus pour Lourdes lors de la journée de repos ?
    Quelques dévotions vaudraient mieux qu’humiliation. Et puis, on ne sait jamais certains pourraient trouver refuge dans quelques communautés anonymes.

L’ancien club des échecs de Besançon

Notre ami Pascal Tournier me fait parvenir cet article (dont pour l’instant, je ne connais pas l’origine) qu’il dénicha, il y a quelques années, à la Bibliothèque d’étude et de conservation. Adrien Nicklès, pharmacien à Besançon (1853-1936), y conte ses souvenirs du Cercle des Échecs fondé en 1868, sans doute autre nom de la Société des Échecs de Besançon¹, relatant la vie et la mort de cette association. Mais, comme le Sphinx légendaire, elle renaîtra de ses cendres quelques années plus tard pour donner naissance à la Tour Prends Garde. L’article suivant, évoquant le film Le Simoun sorti en salle en décembre 1933, nous donne une date pour cet écrit. Étonnant que l’auteur n’y parle pas de notre Tpg créée pourtant, toujours à la Brasserie Granvelle, en 1929. Peut-être que, pour ce vieux bonhomme de 80 ans, les jeunots à l’initiative de cette toute nouvelle Tour étaient-ils des « rigolos » ? Je suis étonné également de ne pas y lire le nom de Charles-Jules-Nestor Bavoux, l’un des fondateurs de l’École des Beaux-Arts de Besançon, président à l’origine de cette éminente société.

« La disparition des baraques auxquelles, du côté de la rue de la Préfecture, le grand mur du Palais Granvelle servait de support, ravive, dans le cœur de quelques anciens, le souvenir d’une petite société qui eut son temps de splendeur. Il s’agit du Cercle des Échecs, qui fut fondé en 1868 par un petit groupe d’amateurs dont faisaient partie le conseiller Clère, le marquis Sylvestre de Jourfroy², Phil. Faucompré³, Cretin, les peintres de Lispré et Honoré Chapuis, etc. André Zani⁴ fut le dernier survivant des fondateurs de ce groupe, cette Faculté des Échecs, qui se réunissait dans une petite salle du Café Granvelle. La renommée du Cercle dépassait les limites de la Franche-Comté. De grands et célèbres joueurs de l’époque venaient s’y mesurer avec nos as.

Après la guerre de 1870, de nombreux adeptes vinrent grossir le groupe initial. Les colonels de l’Eglise, Rossigneux, Ferreux, de nombreux officiers de tous grades : Bretenet, Roisin, Guillemenot, Busy, Jager, Bourgoignon, etc. Puis Bernard Dietrich, les Antoine, Laureaux Ligier, surnommé Barodet à cause de ses opinions avancées !! (le pauvre ne serait aujourd’hui qu’un vulgaire réactionnaire), Mandereau, Contausset, Delacroix, Baudin, Sirot, le père Zorn, Nicklès, etc., etc. Franche camaraderie et bonne humeur régnaient en maître dans ce cénacle où se côtoyaient les opinions les plus opposées. Les tics et petites manies individuelles s’y donnaient libre allure au cours des parties engagées. Chacun, suivant son tempérament, trouvait ses inspirations en chantonnant quelques mesures, toujours les mêmes, d’un air favori, trouvait ses plus beaux coups en mâchant entre ses dents un bout de son mouchoir, pendant qu’entre ses doigts, il faisait grincer les pièces capturées. Un beau coup pour F…, c’étais un coup viandeux. Pendant les parties en train , c’était une cacophonie déconcertante pour un non-initié, cacophonie ambiante qui n’a jamais distrait Barodet⁵ de la création des problèmes d’échecs et de dames que, pendant de longues années, il envoya au Monde illustré.

Le colonel Rossigneux, un de nos forts joueurs, était d’une distraction digne d’un fort en X… Quelques camarades, un jour, arrivent au Cercle à l’heure habituelle des séances du soir. Ils voient le colonel absorbé sur son échiquier. Sans répondre au salut des arrivants, il leur dit : « Je vous laisse ; ma sœur s’inquiéterait si elle ne me voyait pas ne pas rentrer pour déjeuner ! » Entré au Cercle avant midi, il s’était oublié jusqu’à 5 heures à la recherche de solutions.

Le jour des réunions générales était jour de liesse. La séance officielle était suivie d’un concert improvisé au cours duquel de nombreux talents cachés de pianistes, guitaristes, chanteurs se donnaient libre cours.

Les rayons de notre bibliothèque étaient riches en journaux et ouvrages qui facilitaient l’étude des grandes parties classiques. C’est surtout à l’occasion des tournois qu’ils étaient mis à contribution. Il y en eut des passionnants, de ces tournois dont certains nous valurent d’honorables mentions. Quand, par cartes ou télégrammes, nous parvenaient les réponses des concurrents, le grand sanhédrin se réunissait au complet pour la discussion de la pièce à manœuvrer. Dans un de ces grands tournois, nous aurions décroché, au lieu du second, le premier prix sans l’insistance d’un camarade, auquel on eut le grand tort de céder, et qui fit avancer une pièce qui n’était pas la bonne.

Honoré Chapuis (1798 -1896), le peintre cité plus haut – Un coin de Granvelle, 1891.
Ce coin, opposé à la Brasserie Granvelle, n’est autre que le Pavillon du Helder,
détruit en 1925, où se réunissaient les joueurs bisontins de la Belle Époque.
Crédit image : avec l’aimable autorisation de Burston & Hewett.

Nous sommes, dit-on, presque [… ] mortels ; même les sociétés les mieux assises courent au-devant de cette éventualité. Il fut indispensable, à un moment donné, d’accentuer le recrutement. Ce fut, hélas ! le début du déclin. Les cartes, graduellement, prirent le dessus au détriment du noble jeu des Échecs et des Dames. Le nombre, toujours grossissant de nos sociétaires nous obligea à déménager ; d’abord au Pavillon du Helder, puis à la Brasserie Viennoise. La vogue fut-elle que nous fûmes obligés de limiter à cent le nombre de nos sociétaires, et il y avait toujours une longue liste de candidats qui attendaient leur tour d’admission. Mais survint la guerre, et avec elle la fatale et graduelle débandade. Le chiffre réduit des camarades nous ramena à notre primitif Granvelle. C’est là qu’était né, c’est là que s’éteignit, il y a quelques années, notre regretté Cercle des Échecs. »

Adr. Nicklès

Les rescapés du naufrage continuèrent cependant à s’y rencontrer et c’est là, qu’à son arrivée à Besançon en 1927, Picard retrouva Zani, Poincenot, le Commandant Guilleminot et quelques autres avec lesquelles, en 1929, il reconstitua légalement le Cercle d’Échecs de Besançon et édita sous le titre « La Tour Prends Garde » un bulletin de liaison pour lequel il eut des abonnés jusqu’en Australie. C’est du fait de ce bulletin que le cercle fut couramment dénommé la « Tour Prends Garde ». En 2029, tous fiérots, nous fêterons notre centenaire, mais, en fait, c’est de 161 ans d’existence que notre association pourra s’enorgueillir !

¹ À moins qu’il eut, à la fin du XIXe, deux sociétés échiquéennes dans notre cité. Ce dont je doute fort.
² De la famille de Claude François Dorothée de Jouffroy d’Abbans, le célèbre franc-comtois, inventeur des bateaux à vapeur.
³ Peut-être Philippe Charles Faucompré (né et mort à Besançon 1843 – 1902), professeur d’Agriculture. Il habita rue Granvelle à deux pas de son club.
⁴ Francesco Andrea ‘André’ Zani, décédé le 5 février 1932 à Besançon à l’âge de 89 ans (les échecs conservent). Son père, Carlo Giuseppe émigre d’Italie pour exercer dans notre bonne ville la profession de ramoneur ! Les Zani étaient issus d’une longue lignée de ramoneurs et de fumistes piémontais, originaires de la Vallée des Peintres, près du Lac Majeur. Un marquis de la vieille noblesse française et un fils de fumiste, face à face, de part et d’autre de l’échiquier, prouve que cette société n’était point trop élitiste.
⁵ Le fameux Barodet, alias Laureaux Ligier, après quelques recherches dans le Monde Illustré, s’appelait en fait Clément Ligier. Il envoyait à cette revue très régulièrement  des problèmes de Dames. Voici cependant un problème d’échecs, le N°  1094 du 22 mai 1886 :

Le Monde Illustré du 22 mai 1886

Quel est ce beau jeune homme…

Championnat régionaux d’échecs au Foyer International, octobre 1982 – Crédit photo : Bernard Faille, L’Est Républicain, Mémoire Vive.

…au large front où dansent variantes et combinaisons ?

6 RÉFLEXIONS SUR « QUEL EST CE BEAU JEUNE HOMME… »

  1. Eh non, vous avez tous les deux torts. Je reconnais que ce n’étais pas facile du tout. C’est notre bien-aimé président avant la pose de de ses implants capillaires. Le chevelu pleure tandis que le chauve sourit.
  2. Bernard Py n’a jamais eu de baise-en-ville ! Pas le style. D’autre part il ne joue pas la Taimanov ou la Paulsen

  3. Je confirme, c’est Bernard Pellaton en face de Gilles Vuitton pour le Championnat de Franche-Comté Principal. Je m’en rappelle, j’étais dans la salle à les observer.

Les Échecs au Parc -Samedi 20 juillet

Toute la Gare d’Eau pour nous en ce début d’après-midi !

Toute une grande famille en pique-nique, avec tables et chaises, nous avait piqué la place. Nous nous sommes donc installés à côté, sous ces superbes grands arbres de cette belle Gare d’Eau roussie par le soleil. Peu de passage, les Bisontins sont en vacances, mais les tépégistes étaient au rendez-vous pour aider et jouer. Faouzi, jamais à cours d’idée, a demandé à la Guinguette un chariot qu’elle nous a aimablement prêté et dans lequel toutes nos tables et chaises furent transportées. À la semaine prochaine.

Les Échecs au Parc -Samedi 13 juillet

Les Échecs au Parc, Samedi 13 juillet

Pour ce premier échecs au parc de la saison, participation d’une douzaine de tépégistes et leur aide précieuse pour l’installation. Il me semble, cependant, que depuis deux ans, les Bisontins boudent un peu ce pourtant magnifique endroit. Il est vrai qu’en août, l’affluence est plus importante. Malgré cela, trois visites et parmi elles, deux citadins qui sont venus spécialement pour nous rencontrer avec des promesses de nouvelles visites au parc ou au club.

Fête des Chaprais

C’est avec ses espaces naturels comme le parc des Chaprais que Besançon peut prétendre être l’une des premières villes vertes de France.

Pour la deuxième année consécutive, nous participons à la fête de quartier des Chaprais organisée par l’ASEP. Ambiance bonne enfant des kermesses de notre jeunesse et bonne affluence à nos tables, où les promeneurs s’arrêtent pour une ou deux parties et nous aurons sans doute vite oublié. Quelques promesses de visites, cependant, cet été à la Gare d’Eau. Mais toujours bon de se montrer et de montrer surtout un autre visage des échecs, plus souriant et… champêtre.