Le Grand Échiquier de Lip

La coupure de presse paru vendredi 29 mai dans L’Est Républicain, dans laquelle Christophe Bordet parle de son dernier livre Sur les traces de Bobby Fischer avec une montre Lip. Il le dédicacera le 13 juin à partir de 14 h chez Cultura. Un clic sur l’image pour lire l’article.

Tournoi de Printemps

La ronde 6 est terminée. Les parties sont en ligne dans la section privée du Forum. Septième et dernière ronde : samedi 6 juin. Vous aurez jusqu’au samedi 13 pour jouer.

Notre Président rate le gain contre un Corsinet, décidément chanceux !


Sur les traces de Bobby Fischer

Nous avons évoqué récemment et particulièrement avec les belles pages de Philippe Guyot, la personnalité curieuse et attachante de Christophe Bordet. Ce dernier vient de publier aux Éditions de la Boucle, un roman autobiographique où se mêlent souvenirs de son adolescence, sa passion pour les Échecs et l’affaire Lip. Il y évoque également une autre personnalité mythique de notre club : Skorup, plongeur à la Brasserie Granvelle.

« Pierre se rue vers l’usine, aperçoit sur sa gauche les manifestants qui affluent de l’entrée principale, pénètre dans le bâtiment de direction, se guide aux voix venues d’en haut, grimpe quatre à quatre les escaliers jusqu’au troisième étage. C’est l’effervescence. Des éclats de verre jonchent le sol, les portes ont été enfoncées et le lustre directorial a volé en miettes. » 

A la faveur d’événements aussi inattendus qu’imprévisibles, Pierre se trouve confronté au monde des adultes. A seize ans, fils d’une ouvrière de Lip, il s’apprête à disputer une partie d’échecs contre Skorup, l’adversaire invaincu de son père décédé, quand éclate la colère du monde horloger… Ancien champion de France d’échecs, aujourd’hui journaliste, Christophe Bordet nous fait revivre  les temps forts de l’affaire Lip, tout en nous  entraînant dans l’univers passionnant du jeu et de la  compétition.

Christophe  Bordet est né en 1959 à Besançon. Ancien Tépégiste, journaliste, enseignant, musicien, ce passionné de jeux a été champion de France d’Échecs et également professeur de bridge.

Coupe de Franche-Comté

Franck Chevassu (½), Jean-François Corsini (0), Loïc Daspres (0) et Jean-Marie Sainthillier (1) participaient hier à cette coupe à Montbéliard avec une forte pression : la remporter pour la cinquième fois consécutive. Malheureusement, nos amis du Roi Blanc nous détrônent en demi-finale (2-1). Consolation : après 4 victoires successives lors des dernières éditions, notre record reste à battre.

Ronde 6 – Appariements

Prochaine ronde, samedi 23 mai. Vous aurez jusqu’au samedi 30 mai pour jouer. Les parties de la ronde 5 sont en ligne. Les photos dans la section privée du Forum.

Les Échecs rendent-ils intelligent. Réponse sur la page de la ronde.


Le Fêlé va-t-il annuler ?

41. Nc4. L’issue de la finale continue à diviser les tépégistes. Après le suicide du N du Fêlé sur le pion noir, la présence d’un dernier pion blanc sur l’échiquier doit théoriquement éviter le pat qui annule habituellement les finales K + N + N contre K.

sermier      sthillier

L’idée étant d’acculer le roi adverse dans un angle, tout en bloquant le pion et de profiter des tempi procurés par l’avance du pion pour aller mater. L’affaire ne semble pas aisée. Venez nous rejoindre sur le Forum pour nous départager et enfoncer le dernier clou du cercueil du Fêlé.


Kf6        2    50%    hugonnot, mig25
Nbd4    2    50%    sunny, fonzy

Philippe Guyot raconte

Bonjour à tous,

À la demande de notre ô combien méritant webmaster, il m’a été demandé d’évoquer des souvenirs en lien avec cette photo d’un tournoi de la TPG datant de 1983/84.

Comme vous vous en doutez, cela ne m’a pas rajeuni, mais c’est bien volontiers que je partage un petit voyage en amnésie, même si cela me rappelle furieusement cet antique papy que j’ai fait venir dans ma classe évoquer la dernière guerre.

Bref, en scrutant l’année de cette photo et mon Chessbase, j’ai pu recoller quelques bouts d’hier et retrouver une partie qui m’a laissé un souvenir très précis.

Pour bien se remettre dans le contexte, j’étais entré à la TPG en tant que quasi débutant 3 ans auparavant, avec une progression qui n’avait rien eu de fulgurante (mes premiers elos annuels ayant été respectivement 1580 et 1700) et peu de signes semblaient me prédestiner à atteindre le niveau des meilleurs du club (« Guyot ? Il n’a aucun talent ; il ne percera jamais ! » aurait lancé un pilier du club qui se reconnaîtra peut-être), si ce n’est beaucoup d’assiduité et une mémoire qui m’avait valu le surnom perfidement péjoratif « d’encyclopédie vivante ».

Or donc, en ces temps-là, j’étais une proie de choix pour les requins aux dents mieux « élotées » que les miennes baignant dans les eaux troubles de la TPG, et avec une fâcheuse tendance à gaffer ou à m’écrouler dès la finale venue. Pourtant, en cette mi-saison, même s’il serait bien présomptueux de ma part de dire que déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, j’avais senti une évolution dans ma façon de calculer et que mon jeu commençait à se mettre en place. De cette partie, je garde le souvenir attendri des premiers émois, face à Christophe Bordet, qui lui, était un vrai talent tactique reconnu, Mais, malgré son jeune âge, déjà plutôt sur le déclin, la faute (ou grâce) à son côté dilettante touche-à-tout et son goût pour la vie nocturne (ou la vie tout court, c’est selon). Bref, c’était une personnalité et un joueur pour lesquels j’avais un grand respect, et à l’occasion du match qui devait nous opposer, nous avions convenu de le faire le soir, dans un petit local utilisé par le non moins petit club d’échecs de la Bouloie (plus exactement 2 ou 3 joueurs qui venaient pousser du bois de temps à autre, dont moi aux guêtres qui traînaient dans le secteur, officiellement en fac de droit).

Dans le silence nocturne de cette petite pièce où les volutes de fumée de ses cigarettes avaient une odeur « exotique » et stimulante, Christophe avait thématiquement sacrifié un pion dans une Sicilienne pour des compensations à long terme, quoique sans doute légères. Le moment important de cette partie survient quand, lorsqu’il attaque ma Rf5 par le nerveux 30. g4, je réplique par l’inattendu 30. ..e5 ! proposant au choix un sacrifice de dame inacceptable ou un sacrifice de qualité qui fait changer de main l’initiative. Il s’est écroulé peu après par 35. Qe3? (ponctué d’un sonore « Et m..!»), mais ce qui avait rendu cette partie spéciale pour moi, c’est d’une part que pour la toute première fois, j’avais fait tomber un des « titans », de la TPG, mais aussi parce que j’étais conscient que ce 30. ..e5 ! sortait clairement des standards du 1700 que j’étais à ce moment. L’attitude très classe de Christophe après cette partie, soulignant mon bon jeu, était presque pour moi comme un adoubement, comme si je venais de gagner du respect au plan échiquéen.

Je profite de l'occasion pour souligner combien, dans cette période, la densité de joueurs de (très) bon niveau qui gravitaient autour de la TPG était pour cette époque antéfritz assez exceptionnelle. Outre Maxcellend Coulon et Christophe Bordet, qui arrivaient malheureusement en fin de cycle, les Vesin, Vuitton, et à un degré moindre, Pellaton, Bonneville, Zaragoza, Cordier, Kummer, sans compter un certain Serge Naudier plus que prometteur, étaient les têtes d'affiche des tournois internes. Cette génération est d'ailleurs passée tout près de la consécration en disputant les barrages en fin de saison pour accéder à la 1re division, mais eu la malchance de tomber sur un club de Cannes en pleine progression avec Miralles et Levacic aux premiers échiquiers. Du fait de quelques défections, j'avais même été convié par défaut à faire partie de l'équipe au dernier ou avant-dernier échiquier, et même si j'avais dispersé façon puzzle mon adversaire (partie qui avait bizarrement tellement marqué le sieur Bernard de la Pellatonsure que la simple évocation du nom de mon adversaire, répondant au doux nom de Benlolo, provoque en lui éclats de rire inextinguibles et sourire béat), le rêve du club de se frotter aux cadors de l'époque (ce Strasbourg, Caïssa) ne se concrétise pas.

Las, mon elo de 1760 à la saison suivante ne me laisse guère espérer faire mon trou en équipe 1, et je donne un coup de main au club de Châtillon-le-Duc pour les remercier de m'avoir permis de participer à des cours ou simultanées dispensés par Maxcellend (je me souviens l'avoir entendu parler de « dynamisme » des pièces en me demandant bien ce qu'il entendait par ce terme). Mais cette année-là, je progresse de façon exponentielle, avec en point culminant une 2e place à l'accession du Championnat de France à Alès, dézinguant tout les 2000 que j'ai affrontés, qui me qualifient pour le National l'année suivante. Quand je reviens à la TPG, auréolé de cette qualification et d'un elo tout neuf de 2090, je m'attends à être accueilli parmi mes pairs au sommet de l'Olympe que représentait pour moi l'équipe 1.

Las (bis), je trouve ledit Olympe* bien vide, tous les titans précités ayant déserté. La déception de la non-montée, plus quelques probables dissensions, avaient sans doute précipité la fin d'un cycle, et je me retrouve bombardé d'un coup capitaine et premier échiquier d'une équipe de 1800 à emmener à Clermont-Ferrand. Même si je ne peux cacher avoir ressenti une certaine frustration devant cet état de fait, ce périple fut une homérique odyssée, avec certains noms que les anciens trouveront évocateurs comme le discret Frédéric Note, Roland Scamps aux incontestables mérites échiquéens (je vais être honnête ; le fait qu'il disposait d'un taxi king size pour emmener toute l'équipe a contribué à son incontestabilité), l'enthousiaste Philippe Blardone, Gabriel Camacho, météore resté trop peu longtemps dans le ciel tépégiste, Florence Kratz qui eut à se coltiner les entreprenants Charles Imbert et Jean-Michel Péchiné à l'arrière du taxi. Le début d'un nouveau cycle, mais cela, c'est une autre histoire. J'avoue que cela me fait drôle de me dire que 30 années ont passé depuis, que des souvenirs puissent à la fois être restés si vivaces, tout en étant tellement lointains qu'on les croirait rêvés ou vécus par un autre. C'est la vie !

* Philippe évoque l'Olympe céleste et non notre local d'aujourd'hui.

Philippe Guyot

Christophe Bordet récompensé en janvier 1979  à la une de l'Est Républicain. Voir l'article.

Repérez le jeune homme souriant en blouson  clair, c'est notre Chessshadow en personne, alias Jean-Robert Vesin
 
  
Cliché de Bernard Faille l'Est Républicain 1979, un clic pour agrandir

Cobaye Échiquéen

“Bonjour à tous,  nous écrit Lastar. Je travaille actuellement sur l’expertise cognitive, c’est-à-dire le fait d’acquérir des compétences spécifiques dans un domaine particulier. En ce moment, j’étudie l’expertise aux échecs. Je cherche dès à présent des volontaires de tous niveaux (novices et joueurs de clubs) pour faire passer une expérience en psychologie cognitive. L’expérience consiste à répondre le plus rapidement possible à deux tâches présentées en même temps sur un ordinateur portable : identifier un son et indiquer si le Roi est en échec ou pas sur un échiquier réduit 4×4 cases.

lastar

Cette expérience est une amélioration de celle que j’avais réalisée l’an dernier, donc tout le monde peut la passer. J’ai aussi tenu compte des feedbacks. C’est pourquoi, j’ai raccourci le temps de l’épreuve en diminuant le nombre de diagrammes et en accélérant la vitesse de présentation entre deux diagrammes d’échecs, ce qui fait que l’expérience en elle-même ne durera plus que 25 min au lieu de 45 min. J’ai passé l’expérience moi-même et je peux vous garantir que j’ai trouvé la passation agréable, ce qui est indispensable pour que la concentration soit suffisamment élevée.

Déroulement de l’expérience (durée approximative : 35 min) :

  • explication du déroulement de l’épreuve et consignes (2 min)
  • entraînement (3 min à illimité)
  • 6 sessions de 4 min avec une pause entre chaque session si besoin (25 min à 30 min)
  • remplir informations (1 min).

L’expérience peut se dérouler dans les locaux du club, de l’université au centre-ville ou ailleurs. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations . Merci d’avance.

Cordialement, Lastar Toch

 

Équipes

Dimanche 12 avril s’achevait la saison pour les interclubs. Nortre directeur technique, Jean-François Corsini, nous en fait le bilan :

L’équipe 1 (capitaine Franck Chevassu) termine à la 12ème et dernière place du groupe C de N1. La bonne ambiance autour de Fonzy n’a pas été suffisante. Une seule victoire lors de l’avant dernière ronde, il en fallait un peu plus pour éviter la relégation en N2. Mais cette équipe composée en grande majorité de jeunes joueurs de talent a fait de son mieux face à des adversaires souvent plus forts. Une mention particulière à Jérémie Devallée qui pour sa première saison à la TPG a réalisé quelques belles performances. Les équipes 2 et 3 évoluaient dans le même groupe 16 de N3, ce qui complique singulièrement la tâche du directeur technique…

L’équipe 2 (capitaine Christophe Robbe) termine 7ème sur 10. Il lui aura fallu attendre l’avant dernière ronde pour assurer son maintien. Force est de reconnaître qu’il aura été impossible à Christophe d’aligner une équipe de titulaires à cause d’un effectif trop juste.

L’équipe 3 (capitaine Daniel Blardone) termine à une belle seconde place ex equo avec 5 victoires 1 nul et 3 défaites. L’objectif de maintien pour ces 2 équipes est donc atteint, félicitations à toutes et à tous. Il conviendra d’être plus vigilant dans la composition des groupes de joueurs en début de saison prochaine.

En Nationale IV, notre équipe 4 (capitaine Claude Hugonnot) a souffert pour les raisons évoquées plus haut. La victoire obtenue lors de l’ultime rencontre lui permet d’éviter la dernière place. La relégation de Montbéliard 1 de N3 en N4 condamne toutefois notre équipe à la descente en Régionale. Reste le petit espoir que l’équipe de Montbéliard (8ème et premier relégable) soit repêchée à l’inter saison.

En régionale, l’équipe 5 (capitaine Michel Loeillot) a réalisé une belle saison. 3 victoires pour 2 défaites et elle se classe à la 3ème place sur 6. Merci à Michel qui a su se mettre au service du club en prêtant ses joueurs pour pallier les indisponibilités dans les autres équipes. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont représentés notre club au cours de cette saison. Bonne continuation.

Jean-François Corsini

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Club d'Échecs de Besançon : initiation, cours jeunes et adultes, loisirs et compétions individuelles, par équipes, en ligne, etc.