Ce week-end du 3 et 4 janvier 2026, afin de célébrer la nouvelle année et l’Épiphanie, le club Esbarres Bonnencontre a organisé le 1er Trophée des Rois de Dijon.
Un joueur de notre club, Roman, y a fait le déplacement, et nous joint son compte-rendu d’expérience, rédigé dans une délicate prose douce-amère.
La page FFE du tournoi pour les curieux.

5 rondes de 60 minutes + 30 secondes par coup.
Tout est vrai, c’est du vécu, rien n’est exagéré, aucun détail n’a été modifié.
La veille
Désespéré de trouver un bistrot pour boire une limonade, j’atterris au Super U en bas de l’hôtel. La patronne me présente un client, qui tient un bar au centre-ville.
J’irai demain.Le premier jour
Ronde 1 – L’adversaire me donne tous ses pions. Victoire.
Ronde 2 – Je m’accroche, puis lâche. Défaite.
Ronde 3 – Je suis mieux, puis moins bien. Défaite.Le soir, je visite le bistrot qui m’a été recommandé la veille. Un rade sans chauffage ni client, rien que le patron camouflé par un bonnet et une écharpe ; il m’accueille, planté derrière le comptoir : « tiens, de la compagnie ».
À la télé, la Coupe d’Afrique des nations de football. Voir onze joueurs perdre collectivement me redonne confiance.Le deuxième jour
Ronde 4 – Je profite d’une erreur de l’adversaire. Victoire.
Ronde 5 – Je suis moins bien, puis mieux. Victoire.
Je termine l’open avec 3 points sur 5 et classé 28e sur 66 joueurs.
Je « perf » 5 points au-dessus de mon Elo, mais l’opération me fera perdre 8 points ; allez comprendre.
La preuve que même quand vous essayez de faire les choses correctement, le destin se moque de vous.
Je reste pour la remise des prix, parce que j’ai acheté deux cases à une tombola, mais je ne gagne rien.Au final, seule mon assiduité à fréquenter la buvette aura été récompensée : je tombe sur une fève dans une part de galette (voir photo).
C’est donc ça, le trophée du roi !Roman