Portes Ouvertes – Samedi 12 septembre

Le Cercle d’Échecs de Besançon La Tour, Prends Garde ! ouvre ses portes au public le 12 septembre  dans les locaux du Billard Club L’Olympe, 4 rue des Chalets, de 14 h 30 à 19  h. Le Club, association loi 1901, est affilié à  la Fédération française des Échecs et compte plus de 200 licenciés. Fortement impliqué dans la vie locale de la ville en initiant les jeunes bisontins dans les écoles et collèges, le club intervient également en milieu carcéral. Tout au long de l’année, nos licenciés, jeunes et adultes, participent aux compétitions organisées par la Fédération française, championnats ou coupes, ou par le club lui-même en interne : tournois, jeux en ligne, simultanée, parties rapides, éclairs, en individuel ou par équipe.  Afin de mieux faire connaître notre club, nous organisons un après-midi portes ouvertes.  Nous  accueillerons  tout  particulièrement  les  parents  désirant  inscrire leur enfant au cours  jeune.

Vous y découvrirez :

  • La pratique du Jeu des Rois et vous pourrez vous initiez au jeu.
  • La présentation des activités du club : cours jeunes et adultes, compétitions individuelles et par équipes, scolaires.
  • Chaque visiteur pourra s’il le souhaite affronter individuellement le Grand Maître international Alexeï Charnushevich dans le cadre d’une simultanée.

Venez nombreux !

Commentaires

Je rappelle que notre site est interactif et que vous pouvez poster des commentaires sur chaque article. Ce que certains d’entre vous font parfois, mais je crains qu’ils ne passent inaperçus. Je rappelle la procédure :

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Naissance

Figurines de Lewis datant du Moyen Âge

Grâce à l’aide technique de Franck Chevassu, le site de la Tpg a depuis peu un petit frère : Le Patrimoine des Échecs. Encore en construction, il aura pour objectif de proposer un vaste panorama reflétant toute les connexions du Jeu des Rois avec notre vie : psychologie, littérature, cinéma, publicité, etc. Dans Le Gambit du cavalier de William Faulkner, l’un des personnages affirme qu’« un jeu où se reflètent et où s’avèrent toutes les passions de l’homme, sa folie et son espoir, a toujours été autre chose qu’un simple jeu ». Le jeu d’échecs semble si vaste qu’il décourage toute tentative d’exhaustivité. C’est donc très modestement que je vous en proposerais au quotidien quelques aspects. Vous accéderez à ce site par l’onglet Patrimoine du menu supérieur.

Horlogerie Échiquéenne

En farfouillant sur la toile, je découvre cette carte sans doute publicitaire du Grand Comptoir National d’Horlogerie bisontin où de sérieux mousquetaires, rengainant leurs rapières, ont entrepris un autre duel. On se demande bien quel lien entre cette manufacture de montres, pendules et réveils du début du XIXe et le Jeu des Rois. Pas le moindre coucou en vue. Sinon, peut-être, qu’une partie d’Échecs doit être aussi précise qu’un mécanisme d’horlogerie !

 
Grand Comptoir National d’Horlogerie

Manufacture importante à l’époque, car je retrouve ce passage dans le roman de Jean Vautrin,  Les Années faribole :  « Il se met en quête de sa montre, une mécanique sans caprice achetée par Emma au  Grand Comptoir national d’horlogerie de Besançon. Il met la main sur sa chère tocante à l’exactitude chronométrique en un endroit où elle n’aurait pas dû se trouver. Au fond du pot de chambre, pour être précis. Il constate que les aiguilles de son bel oignon guilloché se sont arrêtées à minuit. Il a purement et simplement oublié de le remonter. »

Les Échecs au Parc s’achèvent !

Une nouvelle saison des Échecs au Parc s’achève ! Quelque peu perturbée cette année encore par les caprices météo, elle se conclut cependant en point d’orgue par ce bel après-midi où plus d’une trentaine de Tépégistes furent au rendez-vous. « Du monde et pas de chaise ! » aurait dit mon vieux père et nos six tables ne suffirent pas à accueillir toute cette affluence. Qu’importe ! Si les Échecs sont un jeu silencieux et feutré, les tépégistes n’en sont pas moins bavards et passèrent cette chaude journée à papoter entre deux blitz. Merci à ceux qui m’ont aidé à l’installation cette saison et à tous pour votre participation.

À l’année prochaine !

Les Échecs du petit Nicolas

Pour accueillir la rentrée avec bonne humeur, rien de tel que quelques pages de Sempé et Goscinny !

Les échecs

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Dimanche, il faisait froid et il pleuvait, mais moi ça ne me gênait pas, parce que j’étais invité à goûter chez Alceste, et Alceste c’est un bon copain qui est très gros et qui aime beaucoup manger et avec Alceste on rigole toujours, même quand on se dispute.
Quand je suis arrivé chez Alceste, c’est sa maman qui m’a ouvert la porte, parce qu’Alceste et son papa étaient déjà à table et ils m’attendaient pour goûter.
— T’es en retard, m’a dit Alceste.
— Ne parle pas la bouche pleine, a dit son papa, et passe-moi le beurre.
Pour le goûter, on a eu chacun deux bols de chocolat, un gâteau à la crème, du pain grillé avec du beurre et de la confiture, du saucisson, du fromage, et quand on a eu fini, Alceste a demandé à sa maman si on pouvait avoir un peu de cassoulet qui restait de midi, parce qu’il voulait me le faire essayer ; mais sa maman a répondu que non, que ça nous couperait l’appétit pour le dîner, et que d’ailleurs il ne restait plus de cassoulet de midi. Moi, de toute façon, je n’avais plus très faim.
Et puis on s’est levés pour aller jouer, mais la maman d’Alceste nous a dit qu’on devrait être très sages, et surtout ne pas faire de désordre dans la chambre, parce qu’elle avait passé toute la matinée à ranger.
— On va jouer au train, aux petites autos, aux billes et avec le ballon de foot, a dit Alceste.
— Non, non et non ! a dit la maman d’Alceste. Je ne veux pas que ta chambre soit un fouillis. Trouvez des jeux plus calmes.
— Ben quoi, alors ? a demandé Alceste.
— Moi j’ai une idée, a dit le papa d’Alceste. Je vais vous apprendre le jeu le plus intelligent qui soit ! Allez dans votre chambre, je vous rejoins.
Alors, nous sommes allés dans la chambre d’Alceste, et c’est vrai que c’était drôlement bien rangé, et puis son papa est arrivé avec un jeu d’échecs sous le bras.
— Des échecs ? a dit Alceste. Mais on ne sait pas y jouer !
— Justement, a dit le papa d’Alceste, je vais vous apprendre ; vous verrez, c’est formidable.
Et c’est vrai que c’est très intéressant, les échecs ! Le papa d’Alceste nous a montré comment on range les pièces sur le damier (aux dames, je suis terrible !), il nous a montré les pions, les tours, les fous, les chevaux, le roi et la reine, il nous a dit comment il fallait les faire avancer, et ça c’est pas facile, et aussi comment il fallait faire pour prendre les pièces de l’ennemi.
— C’est comme une bataille avec deux armées, a dit le papa d’Alceste, et vous êtes les généraux.
Et puis le papa d’Alceste a pris un pion dans chaque main, il a fermé les poings, il m’a donné à choisir, j’ai eu les blanches et on s’est mis à jouer. Le papa d’Alceste, qui est très chouette, est resté avec nous pour nous donner des conseils et nous dire quand on se trompait. La maman d’Alceste est venue, et elle avait l’air content de nous voir assis autour du pupitre d’Alceste en train de jouer. Et puis le papa d’Alceste a bougé un fou et il a dit en rigolant que j’avais perdu.
— Bon, a dit le papa d’Alceste, je crois que vous avez compris. Alors, maintenant, Nicolas va prendre les noires et vous allez jouer tout seuls.
Et il est parti avec la maman d’Alceste en lui disant que le tout c’était de savoir y faire, et est-ce que vraiment il ne restait pas un fond de cassoulet.
Ce qui était embêtant avec les pièces noires, c’est qu’elles étaient un peu collantes, à cause de la confiture qu’Alceste a toujours sur les doigts.
— La bataille commence, a dit Alceste. En avant ! Baoum !
Et il a avancé un pion. Alors moi j’ai fait avancer mon cheval, et le cheval, c’est le plus difficile à faire marcher, parce qu’il va tout droit et puis après il va de côté, mais c’est aussi le plus chouette, parce qu’il peut sauter.
— Lancelot n’a pas peur des ennemis ! j’ai crié.
— En avant ! Vroum boum boum, vroum boum ! a répondu Alceste en faisant le tambour et en poussant plusieurs pions avec le dos de la main.
— Hé ! j’ai dit. T’as pas le droit de faire ça !
— Défends-toi comme tu peux, canaille ! a crié Alceste, qui est venu avec moi voir un film plein de chevaliers et de châteaux forts, dans la télévision, jeudi, chez Clotaire. Alors, avec les deux mains, j’ai poussé mes pions aussi, en faisant le canon et la mitrailleuse, ratatatatat, et quand mes pions ont rencontré ceux d’Alceste, il y en a des tas qui sont tombés.
— Minute, m’a dit Alceste, ça vaut pas, ça ! Tu as fait la mitrailleuse, et dans ce temps-là il n’y en avait pas. C’est seulement le canon, boum ! ou les épées, tchaf, tchaf ! Si c’est pour tricher, c’est pas la peine de jouer.
Comme il avait raison, Alceste, je lui ai dit d’accord, et nous avons continué à jouer aux échecs. J’ai avancé mon fou, mais j’ai eu du mal, à cause de tous les pions qui étaient tombés sur le damier, et Alceste avec son doigt, comme pour jouer aux billes, bing ! il a envoyé mon fou contre mon cheval, qui est tombé. Alors moi j’ai fait la même chose avec ma tour, que j’ai envoyée contre sa reine.
— Ça vaut pas, m’a dit Alceste. La tour, ça avance tout droit, et toi tu l’as envoyée de côté, comme un fou !
— Victoire ! j’ai crié. Nous les tenons ! En avant, braves chevaliers ! Pour le roi Arthur ! Boum ! Boum !
Et avec les doigts, j’ai envoyé des tas de pièces ; c’était terrible.
— Attends, m’a dit Alceste. Avec les doigts, c’est trop facile ; si on faisait ça avec des billes ? Les billes, ça serait des balles, boum, boum !
— Oui, j’ai dit, mais on n’aura pas de place sur le damier.
— Ben, c’est bien simple, a dit Alceste. Toi, tu vas te mettre d’un côté de la chambre et moi je me mettrai à l’autre bout. Et puis ça vaut de cacher les pièces derrière les pattes du lit, de la chaise et du pupitre.
Et puis Alceste est allé chercher les billes dans son armoire, qui était moins bien rangée que sa chambre ; il y a des tas de choses qui sont tombées sur le tapis, et moi j’ai mis un pion noir dans une main et un pion blanc dans l’autre, j’ai fermé les poings et j’ai donné à choisir à Alceste, qui a eu les blanches. On a commencé à envoyer les billes en faisant « boum ! » chaque fois, et comme nos pièces étaient bien cachées, c’était difficile de les avoir.
— Dis donc, j’ai dit, si on prenait les wagons de ton train et les petites autos pour faire les tanks ?
Alceste a sorti le train et les autos de l’armoire, on a mis les soldats dedans et on a fait avancer les tanks, vroum, vroum.
Mais, a dit Alceste, on n’arrivera jamais à toucher les soldats avec les billes, s’ils sont dans les tanks.
— On peut les bombarder, j’ai dit.
Alors, on a fait les avions avec les mains pleines de billes, on faisait vraoum, et puis quand on passait au-dessus des tanks, on lâchait les billes, boum. Mais les billes, ça ne leur faisait rien, aux wagons et aux autos ; alors, Alceste est allé chercher son ballon de foot et il m’a donné un autre ballon, rouge et bleu, qu’on lui avait acheté pour aller à la plage, et on a commencé à jeter nos ballons contre les tanks et c’était formidable ! Et puis Alceste a shooté trop fort, et le ballon de foot est allé frapper contre la porte, il est revenu sur le pupitre où il a fait tomber la bouteille d’encre, et la maman d’Alceste est entrée.
Elle était drôlement fâchée, la maman d’Alceste. Elle a dit à Alceste que ce soir, pour le dîner, il serait privé de reprendre du dessert, et elle m’a dit qu’il se faisait tard et que je ferais mieux de rentrer chez ma pauvre mère. Et quand je suis parti, ça criait encore chez Alceste, qui se faisait gronder par son papa.
C’est dommage qu’on n’ait pas pu continuer, parce que c’est très chouette le jeu d’échecs ! Dès qu’il fera beau, nous irons y jouer dans le terrain vague.
Parce que, bien sûr, ce n’est pas un jeu pour jouer à l’intérieur d’une maison, les échecs, vroum, boum, boum !

Sempé & Goscinny, Le petit Nicolas et les copains 1994

Cours Adultes

La structure de Karlsbad

La structure de pions Karlsbad est l’une des structures les plus fréquentes. Elle provient de plusieurs systèmes d’ouverture, le Gambit Dame variante orthodoxe, la Grünfeld-indienne, la Nimzo-Indienne et la Caro-Kann. En 1923, lors du grand tournoi de Karlsbad, plusieurs participants évitèrent la variante Cambridge-Springs en jouant 1. d4 d5 2. c4 e6 3. Nc3 Nf6 4. Bg5 c6 5. e3 Nbd7 6. Nf3 Qa5 7. cxd5 exd5. Les commentateurs baptisèrent alors cette structure asymétrique Karlsbad, système attractif pour les Blancs par la diversité des plans :

  • attaque de minorité sur l’aile Dame ;
  • attaque au centre par e3-e4 :
  • attaque sur l’aile Roi quand Blancs et Noirs ont fait le petit roque;
  • attaque sur l’aile Roi quand les Blancs ont fait le grand roque.

Quentin nous parle aujourd’hui de l’attaque de minorité, l’avancée du pion b2-b4-b5, attaquant ainsi le pion c6, maillon-clé de la chaîne noire.

Le cours de ce vendredi est en ligne. Il n’est pas trop tard pour vous inscrire.
60 € l’année au lieu de 100 € (pour une trentaine de cours ou de vidéos).

Troisième après-midi au parc


Eh oui ! Malgré le relatif beau temps de cet été, ce n’est que notre troisième après-midi où la Tpg prend le soleil dans ce lieu superbe de la Gare d’Eau. Adrien et Corsinet aident à l’installation et une quinzaine de personnes se relayèrent aux tables, dont notre ami Tuan-Anh Tran (et son fiston) bien décidé à reprendre du service à la rentrée. La météo semble optimiste pour samedi prochain. Ne manquez pas les derniers Échecs au Parc !

 
Un clic sur l’image pour agrandir. Toutes les photos dans la parties privée du forum.

L’hérésie du fou

Pour vos derniers jours de vacances, voici une jolie nouvelle de l’écrivain américain Fredric Brown (1906-1972). Ses nouvelles, très nombreuses, sont des petits bijoux d’humour et d’invention. N’oubliez pas que ce texte est en anglais et que notre Fou est le Bischop, l’Évêque dans la langue de Shakespeare.

Illustrations de Elke Rehder

L’hérésie du fou

Le Roi mon suzerain est un homme découragé. Nous le comprenons et ne lui reprochons rien, car la guerre a été longue et dure et nous restons tragiquement peu nombreux ; mais nous déplorons qu’il en soit ainsi. Nous compatissons à sa douleur d’avoir perdu sa Reine, que nous aussi nous aimions, tous. Mais étant donné que la Reine des Noirs a disparu en même temps, cette perte n’entraînera pas la perte de la guerre. Et pourtant, notre Roi, lui qui devrait être le parangon de la force, ne sourit que faiblement et les mots par lesquels il tente de nous donner courage sonnent faux, car nous percevons dans le ton de sa voix la crainte d’une défaite. Et pourtant nous l’aimons, et nous mourons pour lui, l’un après l’autre.

L’un après l’autre, nous mourons pour le défendre, sur ce dur et sanglant champ de bataille, où les cavaliers nous éclaboussaient de boue… tant qu’ils étaient en vie. Ils sont  morts maintenant, aussi bien les nôtres que ceux des Noirs. Y aura-t-il jamais une fin, une victoire ?

Nous ne pouvons que garder la foi, éviter de jamais devenir incrédules et hérétiques comme mon pauvre ami l’évêque Thibaut.  « Nous combattons et nous mourons,  mais nous ne savons pas pourquoi », m’a-t-il murmuré jadis, au début de la guerre, alors que nous étions au coude à coude pour la défense de notre Roi, pendant que la bataille faisait rage à une extrémité du champ de bataille.

Mais cette remarque n’était que le signe avant-coureur de son hérésie. Il avait cessé de croire en Dieu et en était venu à ne plus croire qu’à des dieux, à des dieux pour qui nous ne sommes que des pions et pour qui nous ne comptons pas en tant qu’individus. Plus grave encore, il croyait que nous ne sommes même pas maîtres de notre progression, que nous ne sommes que des mannequins livrant une guerre vaine. Plus grave encore – et combien absurde ! – il croyait que les Blancs ne représentent pas forcément le bien et les Noirs le mal, qu’à l’échelle cosmique il importe peu qui gagnera la guerre !

Ce n’est bien sûr qu’à moi seul, et d’une voix chuchotée, qu’il disait ces choses. Il connaissait son devoir d’évêque. Il combattit courageusement. Et il mourut courageusement, le jour même, transpercé par la lance d’un Cavalier Noir. J’ai prié pour lui : Mon Dieu, faites que son âme repose en paix et soyez-lui miséricordieux ; ses paroles ne correspondaient pas à sa pensée.

Sans la foi nous ne sommes rien. Comment Thibaut a-t-il pu se tromper ainsi ? Il faut que les Blancs gagnent. La victoire est la seule chose qui puisse nous sauver. Sans la victoire, nos camarades qui sont morts, ceux qui sur ce douloureux champ de bataille ont donné leurs vies pour que nous puissions vivre, seraient morts en vain. Et tu, Thibaldus

Vous aviez tort, Thibaut, gravement tort. Dieu est, un Dieu si grand qu’il vous pardonnera votre hérésie, parce qu’il n’y avait pas une parcelle de mal en vous, Thibaut, à part votre doute… Non, le doute est une erreur, il n’est pas le mal.

Sans la foi nous ne sommes r…

Mais il se passe quelque chose ! Notre Tour, qui au Commencement était du côté de la Reine, glisse vers le Roi Noir du mal, notre ennemi, qui subit l’assaut… qui ne peut plus échapper. Nous avons gagné ! Nous avons gagné !

Et une voix venant du ciel dit calmement : « Échec et mat ».

Nous avons gagné ! La guerre, les souffrances, rien n’a été en vain. Vous aviez tort, Thibaut, vous…

Mais que se passe-t-il ? La Terre elle-même bascule ; un des côtés du champ de bataille se soulève et nous glissons, Blancs et Noirs mêlés, dans…

…dans une boîte monstrueuse dont je vois déjà qu’elle est une tombe commune où déjà gisent les morts.

CE N’EST PAS JUSTE, NOUS AVONS GAGNÉ ! MON DIEU, THIBAULT AVAIT-IL RAISON ? CE N’EST PAS JUSTE, NOUS AVONS GAGNÉ !

Le Roi, mon suzerain, glisse lui aussi le long des cases…

CE N’EST PAS JUSTE, CE N’EST PAS BIEN, CE N’EST PAS…

Fredric Brown, 1963

Christian Bauer est champion de France !

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Christian Bauer l’emporte aux départages face à Tigran Gharamian. Match nul dans la 1ere partie, mais Christian s’impose dans la 2e après un incroyable retournement de situation. Dans l’Accession, Jérémie Devallée marque 5 points ½ avec une performance à 2351. Valentin Racle se retrouve lanterne rouge avec 3 points, mais n’oublions pas que la moyenne elo du tournoi est de 2285. Dans l’Open B avec une moyenne elo plus raisonnable à 2075, retour du flegmatique Quentin Poignot à 6 ½ qui devance Loïc Dasprès (6) qui, semble-t-il, a un peu faibli en fin de tournoi. Notre jeune Noé Mangold avec 4 ½ et une performance à 1995 est sans doute un peu déçu, mais s’en tire honorablement. Quant à la reine Christine, elle rate la dernière marche et s’étale devant son trône et restera à 6 points ½. J’invite tout ce beau monde à nous faire part de leurs commentaires et peut-être de quelques parties commentées.

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