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Rando-blitz : Dimanche 21 juin

c0010L’été arrive, le soleil aussi. N’hésitez plus ! Nous vous attendons pour le Rondo-blitz ce dimanche. Inscrivez-vous vite ! Et bien, le soleil n’arrive pas tant que cela.
Si bien que c’est moi qui, maintenant, hésite. Nous verrons cela ce soir.

Je vous propose Avanne : Le Fort de Planoise, une randonnée d’une petite dizaine de kilomètres aux environs de Besançon, avec au mitan, bien évidemment, des tables pour le pique-nique tiré du sac et blitz pour la digestion, ou tournoi de pétanque pour les moins acharnés. Cette randonnée sera ouverte à tous, adhérents et non adhérents, et vous pouvez venir accompagnés.  Rendez-vous dimanche 21 juin à 10 h au  point de départ, le parking à côté de la mairie d’Avanne (voir sur Google Map). Les flemmards pourront nous retrouver sur les coups de midi devant l’entrée du fort.

Bibliothèque

Notre bibliothèque s’enrichit d’une trentaine de livres provenant de la bibliothèque d’un de nos anciens présidents, Robert Poly, malheureusement trop précocement disparu. Ces livres nous sont offerts par sa sœur. Qu’elle en soit ici remerciée. Ces livres seront bientôt en ligne.

Blitz de la fête du club

Comme chaque année, mais pour cette année dans le cadre du Pixel, implanté au cœur de la Cité des Arts, le long des berges du Doubs, le samedi 27 juin avant la fête du club, la TPG achève la saison par son tournoi de blitz comptant pour le Championnat Rapide de Franche-Comté. 1er Prix : 100 €, 100% des inscriptions reversées. Nombreux prix par catégories. Cadence : 11 rondes de 2 x 5min. Adultes 10 € et Jeunes 5 €.

Les inscriptions pourront se faire en ligne bientôt ou sur place lors de la première ronde à partir de 14 h 30. Clôture des inscriptions à 14 h 55. Les résultats seront disponibles sur la page du tournoi. La compétition sera suivie de notre repas annuel réservé aux membres et amis du club. Si la journée est ensoleillée, nous pourrons jouer le long des berges. Nombreux parkings à proximité : Rivotte payant, La Rhodia gratuit et tout proche par la passerelle du Pont Blanc.

La page du tournoi

Fête du club au Pixel

Comme tous les ans, après le dernier blitz de l’année, samedi 27 juin, se tiendra la fête du club réservée aux adhérents et amis. Elle aura lieu cette année au Pixel, implanté au cœur de la Cité des Arts, le long des berges du Doubs. Apéro à partir de 19 h. Clôture des inscriptions le lundi 22 juin impérativement. Menu adulte 20 € (10 € pour étudiants et chômeurs). Le repas est offert aux jeunes du club qui participeront au tournoi de blitz.

Menu et inscription

Sur les traces de Bobby Fischer

Nous avons évoqué récemment et particulièrement avec les belles pages de Philippe Guyot, la personnalité curieuse et attachante de Christophe Bordet. Ce dernier vient de publier aux Éditions de la Boucle, un roman autobiographique où se mêlent souvenirs de son adolescence, sa passion pour les Échecs et l’affaire Lip. Il y évoque également une autre personnalité mythique de notre club : Skorup, plongeur à la Brasserie Granvelle.

« Pierre se rue vers l’usine, aperçoit sur sa gauche les manifestants qui affluent de l’entrée principale, pénètre dans le bâtiment de direction, se guide aux voix venues d’en haut, grimpe quatre à quatre les escaliers jusqu’au troisième étage. C’est l’effervescence. Des éclats de verre jonchent le sol, les portes ont été enfoncées et le lustre directorial a volé en miettes ». 

A la faveur d’événements aussi inattendus qu’imprévisibles, Pierre se trouve confronté au monde des adultes. A seize ans, fils d’une ouvrière de Lip, il s’apprête à disputer une partie d’échecs contre Skorup, l’adversaire invaincu de son père décédé, quand éclate la colère du monde horloger… Ancien champion de France d’échecs, aujourd’hui journaliste, Christophe Bordet nous fait revivre  les temps forts de l’affaire Lip, tout en nous  entraînant dans l’univers passionnant du jeu et de la  compétition.

Christophe  Bordet est né en 1959 à Besançon. Ancien Tépégiste, journaliste, enseignant, musicien, ce passionné de jeux a été champion de France d’Échecs et également professeur de bridge.

Télécharger des extraits.

Philippe Guyot raconte

Bonjour à tous,

À la demande de notre ô combien méritant webmaster, il m’a été demandé d’évoquer des souvenirs en lien avec cette photo d’un tournoi de la TPG datant de 1983/84.

Comme vous vous en doutez, cela ne m’a pas rajeuni, mais c’est bien volontiers que je partage un petit voyage en amnésie, même si cela me rappelle furieusement cet antique papy que j’ai fait venir dans ma classe évoquer la dernière guerre.

Bref, en scrutant l’année de cette photo et mon Chessbase, j’ai pu recoller quelques bouts d’hier et retrouver une partie qui m’a laissé un souvenir très précis.

Pour bien se remettre dans le contexte, j’étais entré à la TPG en tant que quasi débutant 3 ans auparavant, avec une progression qui n’avait rien eu de fulgurante (mes premiers elos annuels ayant été respectivement 1580 et 1700) et peu de signes semblaient me prédestiner à atteindre le niveau des meilleurs du club (« Guyot ? Il n’a aucun talent ; il ne percera jamais ! » aurait lancé un pilier du club qui se reconnaîtra peut-être), si ce n’est beaucoup d’assiduité et une mémoire qui m’avait valu le surnom perfidement péjoratif « d’encyclopédie vivante ».

Or donc, en ces temps-là, j’étais une proie de choix pour les requins aux dents mieux « élotées » que les miennes baignant dans les eaux troubles de la TPG, et avec une fâcheuse tendance à gaffer ou à m’écrouler dès la finale venue. Pourtant, en cette mi-saison, même s’il serait bien présomptueux de ma part de dire que déjà Napoléon perçait sous Bonaparte, j’avais senti une évolution dans ma façon de calculer et que mon jeu commençait à se mettre en place. De cette partie, je garde le souvenir attendri des premiers émois, face à Christophe Bordet, qui lui, était un vrai talent tactique reconnu, Mais, malgré son jeune âge, déjà plutôt sur le déclin, la faute (ou grâce) à son côté dilettante touche-à-tout et son goût pour la vie nocturne (ou la vie tout court, c’est selon). Bref, c’était une personnalité et un joueur pour lesquels j’avais un grand respect, et à l’occasion du match qui devait nous opposer, nous avions convenu de le faire le soir, dans un petit local utilisé par le non moins petit club d’échecs de la Bouloie (plus exactement 2 ou 3 joueurs qui venaient pousser du bois de temps à autre, dont moi aux guêtres qui traînaient dans le secteur, officiellement en fac de droit).

Dans le silence nocturne de cette petite pièce où les volutes de fumée de ses cigarettes avaient une odeur « exotique » et stimulante, Christophe avait thématiquement sacrifié un pion dans une Sicilienne pour des compensations à long terme, quoique sans doute légères. Le moment important de cette partie survient quand, lorsqu’il attaque ma Rf5 par le nerveux 30. g4, je réplique par l’inattendu 30. ..e5 ! proposant au choix un sacrifice de dame inacceptable ou un sacrifice de qualité qui fait changer de main l’initiative. Il s’est écroulé peu après par 35. Qe3? (ponctué d’un sonore « Et m..!»), mais ce qui avait rendu cette partie spéciale pour moi, c’est d’une part que pour la toute première fois, j’avais fait tomber un des « titans », de la TPG, mais aussi parce que j’étais conscient que ce 30. ..e5 ! sortait clairement des standards du 1700 que j’étais à ce moment. L’attitude très classe de Christophe après cette partie, soulignant mon bon jeu, était presque pour moi comme un adoubement, comme si je venais de gagner du respect au plan échiquéen.

Je profite de l’occasion pour souligner combien, dans cette période, la densité de joueurs de (très) bon niveau qui gravitaient autour de la TPG était pour cette époque antéfritz assez exceptionnelle. Outre Maxcellend Coulon et Christophe Bordet, qui arrivaient malheureusement en fin de cycle, les Vesin, Vuitton, et à un degré moindre, Pellaton, Bonneville, Zaragoza, Cordier, Kummer, sans compter un certain Serge Naudier plus que prometteur, étaient les têtes d’affiche des tournois internes. Cette génération est d’ailleurs passée tout près de la consécration en disputant les barrages en fin de saison pour accéder à la 1re division, mais eu la malchance de tomber sur un club de Cannes en pleine progression avec Miralles et Levacic aux premiers échiquiers. Du fait de quelques défections, j’avais même été convié par défaut à faire partie de l’équipe au dernier ou avant-dernier échiquier, et même si j’avais dispersé façon puzzle mon adversaire (partie qui avait bizarrement tellement marqué le sieur Bernard de la Pellatonsure que la simple évocation du nom de mon adversaire, répondant au doux nom de Benlolo, provoque en lui éclats de rire inextinguibles et sourire béat), le rêve du club de se frotter aux cadors de l’époque (ce Strasbourg, Caïssa) ne se concrétise pas.

Las, mon elo de 1760 à la saison suivante ne me laisse guère espérer faire mon trou en équipe 1, et je donne un coup de main au club de Châtillon-le-Duc pour les remercier de m’avoir permis de participer à des cours ou simultanées dispensés par Maxcellend (je me souviens l’avoir entendu parler de « dynamisme » des pièces en me demandant bien ce qu’il entendait par ce terme). Mais cette année-là, je progresse de façon exponentielle, avec en point culminant une 2e place à l’accession du Championnat de France à Alès, dézinguant tout les 2000 que j’ai affrontés, qui me qualifient pour le National l’année suivante. Quand je reviens à la TPG, auréolé de cette qualification et d’un elo tout neuf de 2090, je m’attends à être accueilli parmi mes pairs au sommet de l’Olympe que représentait pour moi l’équipe 1.

Las (bis), je trouve ledit Olympe* bien vide, tous les titans précités ayant déserté. La déception de la non-montée, plus quelques probables dissensions, avaient sans doute précipité la fin d’un cycle, et je me retrouve bombardé d’un coup capitaine et premier échiquier d’une équipe de 1800 à emmener à Clermont-Ferrand. Même si je ne peux cacher avoir ressenti une certaine frustration devant cet état de fait, ce périple fut une homérique odyssée, avec certains noms que les anciens trouveront évocateurs comme le discret Frédéric Note, Roland Scamps aux incontestables mérites échiquéens (je vais être honnête ; le fait qu’il disposait d’un taxi king size pour emmener toute l’équipe a contribué à son incontestabilité), l’enthousiaste Philippe Blardone, Gabriel Camacho, météore resté trop peu longtemps dans le ciel tépégiste, Florence Kratz qui eut à se coltiner les entreprenants Charles Imbert et Jean-Michel Péchiné à l’arrière du taxi. Le début d’un nouveau cycle, mais cela, c’est une autre histoire. J’avoue que cela me fait drôle de me dire que 30 années ont passé depuis, que des souvenirs puissent à la fois être restés si vivaces, tout en étant tellement lointains qu’on les croirait rêvés ou vécus par un autre. C’est la vie !

* Philippe évoque l’Olympe céleste et non notre local d’aujourd’hui.

Philippe Guyot

Christophe Bordet récompensé en janvier 1979  à la une de l’Est Républicain. Voir l’article.

Repérez le jeune homme souriant en blouson  clair, c’est notre Chessshadow en personne, alias Jean-Robert Vesin
 
  
Cliché de Bernard Faille l’Est Républicain 1979, un clic pour agrandir

Cobaye Échiquéen

« Bonjour à tous,  nous écrit Lastar. Je travaille actuellement sur l’expertise cognitive, c’est-à-dire le fait d’acquérir des compétences spécifiques dans un domaine particulier. En ce moment, j’étudie l’expertise aux échecs. Je cherche dès à présent des volontaires de tous niveaux (novices et joueurs de clubs) pour faire passer une expérience en psychologie cognitive. L’expérience consiste à répondre le plus rapidement possible à deux tâches présentées en même temps sur un ordinateur portable : identifier un son et indiquer si le Roi est en échec ou pas sur un échiquier réduit 4×4 cases.

lastar

Cette expérience est une amélioration de celle que j’avais réalisée l’an dernier, donc tout le monde peut la passer. J’ai aussi tenu compte des feedbacks. C’est pourquoi, j’ai raccourci le temps de l’épreuve en diminuant le nombre de diagrammes et en accélérant la vitesse de présentation entre deux diagrammes d’échecs, ce qui fait que l’expérience en elle-même ne durera plus que 25 min au lieu de 45 min. J’ai passé l’expérience moi-même et je peux vous garantir que j’ai trouvé la passation agréable, ce qui est indispensable pour que la concentration soit suffisamment élevée.

Déroulement de l’expérience (durée approximative : 35 min) :

  • explication du déroulement de l’épreuve et consignes (2 min)
  • entraînement (3 min à illimité)
  • 6 sessions de 4 min avec une pause entre chaque session si besoin (25 min à 30 min)
  • remplir informations (1 min).

L’expérience peut se dérouler dans les locaux du club, de l’université au centre-ville ou ailleurs. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations . Merci d’avance.

Cordialement, Lastar Toch

 

Bibliothèque

Notre bibliothèque s’enrichit chaque mois de quelques nouveautés : Répertoire d’ouvertures efficace pour joueur d’échecs paresseux de Aaron Summerscale & Sverre Johnsen et Comment devenir un Super Attaquant de David LeMoir. Ne laissez pas vos livres s’empoussiérer sur vos étagères. Faites en profiter la communauté Tépégique. Faites-en don à notre toute nouvelle bibliothèque.

1988 – Quand la TPG savait se montrer !

Annonce parue dans le 25, sans doute en octobre 1988, quand la TPG n’avait pas peur de se montrer. Au-delà de la nostalgie, ces souvenirs au charme déjà vieillot du passé de notre club ne doivent pas nous faire soupirer, écrasant une larmichette au coin de l’œil : « Ah, c’était le bon temps ! », mais au contraire nous inciter à plus de communication.

Les temps ont changé, certes ! Avec les nouveaux médias, les pousseurs de bois des Cafés du Commerce sont devenus, perdant toute la dimension sociale de notre jeu, de tristes cliqueurs frénétiques de blitz en lignes (voire de bullets d’une minute). Où est le temps où Paul Morphy, je crois, quittait la salle de jeu en pleurant, en pleine crise de nerfs, parce que son adversaire tardait des heures à jouer ?

Que peut offrir, aujourd’hui, un club, qu’un bon site d’Échecs en ligne n’offre déjà à nos internautes scotchés à leurs écrans ? Ils peuvent y jouer de bonnes parties, posséder un classement, participer à des minitournois et tout cela gratuitement le plus souvent et les orteils à l’aise dans leurs charentaises !

Simultanée dans la cour du Palais Grandvelle en 1988.

Que pouvons-nous apportez ? Peu de choses en somme, sinon un petit brin d’humain sous forme d’accueil et de convivialité.

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Coup d’Aspirateur

En réponse au petit article 1983 – Open TPG, Jean Robert nous écrit :

« Bonjour à tous,
J’ai retrouvé cet exemplaire du Bulletin de l’Équipe de Ligue qui donne des informations sur cette période (fin 1983 / début 1984) et où en page 11, vous trouverez la partie que j’avais gagnée et commentée contre notre ami Bernard lors du championnat de Besançon (que j’avais remporté également). Pour l’anecdote, Bernard, à l’époque, avait eu du mal à digérer cette partie, m’avouant qu’on ne l’avait jamais traité ainsi… Il est vrai qu’avec les Noirs, j’avais extirpé le Roi Blanc de son roque pour l’emmener se faire mater en h7… Amicalement. »

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