Un Canadien à Besançon

C’est en 1929, que nos anciens portèrent la Tpg nourrissonne sur les fonts baptismaux. Mais, n’imaginez pas que rien n’existait sur le plan échiquéen dans notre bonne vieille ville. Il est vraisemblable que, dès avant 1870, était présente à Besançon une société, dont le président n’était autre que l’artiste peintre Charles-Jules-Nestor Bavoux, l’un des fondateurs de l’École des Beaux-Arts de Besançon avec Becquet et Giacomoto. Elle se réunissait au Berg-Op-Zum, un café disparu du Faubourg Rivotte.

Pour preuve, cet annonce du Petit Comtois du 31 mars 1900.  Le Petit Comtois fut le premier quotidien régional, publié du 1er août 1833 au 22 mai 1944 à Besançon, avec un rayonnement sur toute la Franche-Comté et fondé par des notables, industriels et artistes bisontins regroupés autour de l’avocat Jules Gros, en particulier le peintre Antonin Fanart. Journal républicain démocratique et anticlérical qui deviendra au fil des années un puissant vecteur d’influence et d’éducation politique. Wikipédia

Au fond de la promenade Grandvelle, côté rue Mégevand, avez-vous peut-être déjà remarqué ce portique à colonnes ioniques ? C’était l’entrée du café Helder, un charmant établissement où les promeneurs pouvaient se désaltérer. À l’occasion d’un agrandissement de la Promenade Granvelle, il fut malheureusement détruit pour cause de vétusté en 1925. Seules furent conservées les quatre colonnes de pierre de son portique.

“Dans l’axe de l’allée principale, écrivait Gaston Coindre, Bertrand éleva, en 1789, le petit temple grec que Valet, maître limonadier, intitulait Salon de rafraîchissement.”

Gaston Coindre – Promenade Granvelle : salon de rafraîchissement.